Busca_place_Toulouse_urbanisme_Moudenc_concertation_amenagement

L’impossible aménagement de la place du Busca, ou quand une agitation électoraliste tue la concertation.

Comprendre et s’approprier les espaces urbains Toulousains

Toulouse,comme toute ville millénaire,est constituée d’un tissu urbain marqué par des interventions et des aménagements successifs qui laissent traces , marques , cicatrices, blessures ou plaies urbaines en fonction de leur nature et de leur ancienneté .

Ces juxtapositions ou ces empilements cicatriciels participent à la constitution de la ville entre espaces publics et lieux privés .

Même si ces traces sont visibles, elles n’en sont pas pour autant compréhensibles au premier coup d’œil tant elles sont le résultat de tractations, de décisions et de mises en œuvre souvent complexes rarement connues et jamais réellement partagées .

Nous traversons tous les jours des espaces ou des bâtiments publics : généralement sans les voir vraiment, mais en les subissant et en les critiquant,bien rarement en les comprenant.

Casa Nova publie une série qui présente des lieux et des espaces publics fréquentés de Toulouse, en expliquant :

  • ce qu’ils étaient
  • quel est leur rôle dans la ville ,
  • pourquoi ils sont ainsi aujourd’hui,
  • comment ils auraient pu être
  • ce qu’ils peuvent devenir.

Décoder pour aider à la compréhension … dépasser le viscéral et l’émotionnel de nos comportements .

Partager du raisonnement et de l’intelligence collective pour mieux faire face aux crispations que génèrent les aménagements urbains qui jalonnent notre quotidien.

Ainsi posons nous des bases de la co-conception des espaces publics à venir, par l’analyse raisonnée de réalisations récentes .

Aujourd’hui nouvel article pour cette rubrique :

La saga du Busca… Moudenc et son équipe au casting de la nouvelle saison.

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Casino Barrière Toulouse, casa Nova décrypte

Casino : du rififi à Las Vegas sur Garonne

En 2005 la Mairie de Toulouse, toute à ses priorités sociales de Mairie de droite, organise une compétition de Casinotiers afin de construire un établissement de jeux sur l’île du Ramier en lieu et place de l’INP-ENSIACET (anciennement Institut de Génie Chimique) dont les locaux furent détruits par l’explosion de l’usine AZF, le 21 septembre 2001.
L’école ayant déménagé sur le campus de Rangueil le terrain est disponible mais inondable.

Pas question donc d’y construire du logement, ni un établissement scolaire ou hôtelier, à l’inondabilité s’ajoutant la proximité directe de la rocade et du site d’HERAKLES (ex SNPE) et le bruit des avions.

Ce sera donc un casino. Avouons que cela manquait à notre tissu culturel (Non ?) Continue la lecture

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Crèches toulousaines : la régression inégalitaire est actée

Quand les libéraux prennent le contrôle du service public, leur souci instinctif, primordial et primaire, est d’annihiler l’effet redistributif de l’impôt. L’impôt réoriente les dépenses en fonction de l’intérêt général. Les libéraux ne supportent pas cette idée, pour eux chacun « doit en avoir pour son propre argent ».  Chacun pour soi et Dieu pour tous (enfin s’il veut bien). C’est ce qui inspire la délibération petite-enfance adoptée par le conseil municipal de Toulouse le 10 avril 2015.

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Jean-Luc Moudenc interdit une réunion du NPA à Toulouse

A Toulouse, la ménardisation de Jean-Luc Moudenc continue

Jean-Luc MOUDENC, de « Je suis Charlie » à « Je suis Robert »

 

Notre Maire n’est pas un génie politique. Il nous l’a souvent prouvé. Comme en se condamnant politiquement lorsqu’il présidait Tisséo et avait uni tout le monde contre lui. Il l’a prouvé encore une fois en 2014 en promettant monts et merveilles intenables, fausseté dont il reçoit au bout d’un an la monnaie de sa pièce en devenant le mauvais élève de la vague bleue nationale.

Mais ça ne suffit pas, semble t-il. La stratégie d’ultra droite poursuivie depuis un an l’a conduit, dans notre ville, au krach électoral. L’âme toulousaine n’est pas maurrassienne. Monsieur Arsac a subi une défaite en rase campagne, humiliante alors que tout a été misé sur l’embauche de policiers municipaux, l’achat de gadgets pseudo virils (caméras et armes), et la stigmatisation des vulnérables sur l’espace public (des SDF et leurs chiens aux personnes prostituées). Résultat de cette stratégie de la tension qui devait consolider la droite : les Toulousain-es sont plus que jamais agacé-es par leur Mairie, dans laquelle ils ne se reconnaissent pas.

Et pourtant, alors que le troisième tour des départementales n’est pas encore fini, le Maire s’enfonce dans le smog brun. En interdisant de fait une banale réunion politique du NPA (nouveau parti anticapitaliste, dont la figure la plus connue est Olivier Besancenot. Quel effroi n’est-ce pas ?), la Mairie donne dans l’inédit ; jamais à ce jour elle n’avait osé aller sur ce terrain.

Quel acte sectaire et ridicule ! Depuis des décennies, la famille politique trotskyste-libertaire est bien représentée à Toulouse. Elle y a eu des élu-es régionaux du temps de la LCR. Ses dirigeant-es sont connu-es. Le NPA n’est pas un parti violent, n’appelle pas à l’usage de la violence, ne produit pas de violence. C’est un parti révolutionnaire qui s’exprime dans le cadre de la démocratie. Chacun pense ce qu’il veut du NPA, mais on a encore le droit d’être révolutionnaire dans ce pays, c’est à dire de vouloir changer le système économique, politique et social dans ses fondements. Comme on a le droit d’être un pitoyable soutien de Monsieur Dupont-Aignant aussi. Ou même de Mme Boutin ou de Monsieur Wauquiez. Comme on peut, même étant élu, aller applaudir un essayiste réactionnaire qui proclame que Vichy a défendu les Juifs. C’est dire.

« La liberté, c’est au minimum celle de celui qui n’est pas d’accord »

disait Rosa Luxembourg aux jeunes révolutionnaires soviétiques déjà tentés par la suspension de certaines libertés. Prophétiquement.

Si pour notre Maire, « Luxembourg » évoque sans doute plus le rêve de la richesse détournée que celle de la démocratie socialiste, il n’en reste pas moins qu’il a une responsabilité d’édile républicain : respecter les droits politiques des citoyen-nes.

C’est l’autoritarisme illégitime du Capitole dont nous devons réclamer la prohibition.