Casa Nova

Casa Nova : Toulouse Métropole à gauche

Nous, citoyennes et citoyens de la métropole toulousaine, lucides sur nos responsabilités d’habitant-es d’une grande agglomération fortement insérée dans la mondialisation, nous avons des opinions et des expériences diverses.

Mais nous avons un point commun : nous situer dans la philosophie de la gauche.

  • Nous souhaitons combattre les mécanismes de domination et de reproduction des inégalités.
  • Nous portons un regard critique sur le modèle économique régnant et nous voulons contrecarrer ses effets catastrophiques sur notre environnement
  • Nous considérons qu’une démocratie refondée doit être l’horizon ultime de notre société ; nous refusons la confiscation du pouvoir par les oligarchies politiques et financières.
  • Nous contestons la transformation du monde en marchandise et de l’être humain en consommateur, simple variable d’ajustement du marché.

Ensemble, nous pensons qu’il existe d’autres manières de considérer la vie sociale que celle qui prévaut à travers l’ordre, ou plutôt le désordre, établi.

Nous sommes ainsi en désaccord assumé avec l’orientation de la politique gouvernementale et pensons qu’un vaste mouvement de refondation de la gauche est nécessaire, autant qu’urgent.

Nous espérons, vivant ici, dans cette métropole, et en nous réunissant autour d’un travail tangible, décloisonné et sans a priori sur les parcours des uns et des autres, contribuer parmi tant d’autres expériences à ce renouveau, dans une France où le fascisme est capable de réaliser aux élections européennes le double des voix du premier parti de gauche.

Le local et le global n’ont pas à être opposés. Ils sont enchâssés indéfectiblement.

La vie urbaine, carrefour où viennent se percuter tant de logiques du monde, de différences sociales, de fonctions et de cultures, est à la fois un lieu privilégié de compréhension, de lutte, et d’expérimentation.
C’est dans l’action locale, la confrontation locale avec les tendances mortifères du modèle économique actuel, que l’espoir d’un monde différent, plus humain, peut prendre corps et nous conduire à retrouver le goût du collectif et de l’engagement. Cette action locale n’est pas réductible à une proximité apolitique. Au contraire, elle est à nos yeux étroitement connectée à une pensée du monde en devenir.

Nous nous sommes ainsi rassemblé-es pour créer le Groupe d’action et de réflexion « Casa Nova ».
Notre projet n’est lié à aucune organisation existante, ne couvre aucune ambition personnelle déguisée. Il est toutefois conscient de la nécessité pour la gauche, ici comme ailleurs, de se recomposer pour transcender ses immenses difficultés actuelles, d’apprendre à vivre autrement la politique pour retrouver le chemin des consciences.

Casa Nova est décidée à analyser la vie de notre métropole toulousaine, à proposer une contre-expertise et un arsenal critique, à fournir de l’intelligence collective progressiste face à l’action déjà rétrograde de la droite conservatrice métropolitaine.

Face à une droite qui veut diviser artificiellement les populations, stigmatiser les plus vulnérables, attiser les peurs et les ressentiments, nous avons besoin d’une contre-culture locale.

Nous voulons ainsi, patiemment et sérieusement, préparer au long cours les conditions intellectuelles et pratiques d’un projet nouveau, solidaire et démocratique, pour cette grande agglomération que nous aimons.

Le nom de notre groupe est dédié à Danielle Casanova, grande résistante, dont une rue de Toulouse porte le nom et où notre projet a été évoqué pour la première fois. Nous nous référons ainsi aux « jours heureux » du Conseil National de la Résistance et à ses réalisations que le néolibéralisme s’évertue à détruire.

C’est aussi une référence féministe assumée. Et une formule qui évoque la ville de demain, imaginée, rêvée.
C’est enfin un signe de notre reconnaissance à la République espagnole, si marquante à Toulouse, et à l’identité toulousaine de cité du Sud, ouverte, cosmopolite.

Nous vous proposons, pour commencer, une analyse de la défaite de la gauche lors des dernières élections municipales du 31 mars 2014.