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Rejoindre Casa Nova Toulouse Metropole

Notre appel pour rebâtir un commun à gauche par-delà les « vieilles maisons »

Léon Blum voulut garder la « vieille maison » en son temps. Il est désormais besoin d’en rebâtir, avec de nouveaux matériaux. Depuis cet été, le collectif CASA NOVA Toulouse Métropole, qui compte à ce jour une trentaine de membres rassemblés de gré à gré, s’y est attaché, par un regroupement inédit, par les idées et leur diffusion sur les réseaux sociaux.

Plus que las devant les courses à l’échalote vaines, qui tiennent lieu pour beaucoup d’ »action politique », nous voulons apporter une pierre à la refondation du programme de transformation sociale et de ses formes, aujourd’hui inaudibles et inopérantes. Nous voulons y contribuer ici et maintenant, en écho avec mille et cent foyers locaux, nationaux, transnationaux. Sans attendre, car à regarder la situation politique, il sera bientôt minuit dans le siècle.

Nous appelons aujourd’hui les bonnes volontés à nous rejoindre, sans autre exclusive que de partager un essentiel en patrimoine. Groggy, la gauche doit tout reconsidérer : ses fondements idéologiques, ses stratégies, ses formes, son rapport au politique (ce mot même étant à redécouvrir), son langage. Mais nous voulons, ensemble, partir de quelques jalons communs.

Ce qui nous rassemble

Ce qui nous rassemble, c’est ce constat d’urgence politique, et quelques postulats majeurs :

  • La nécessité de combattre le libéralisme, y compris dans sa version dite sociale libérale, incarnée par le pseudo « socialisme de l’offre ».
  •  Expérimenter dès à présent un nouveau rapport au politique, fondé sur la délibération, l’exigence de la pensée, la coopération active, l’horizontalité des rapports sociaux, le refus des cristallisations autoritaires ou bureaucratiques.
  • Tirer les conclusions de la bifurcation écologique vitale, pour organiser différemment notre société.
  •  Considérer la gauche comme la convergence des causes de l’égalité et de la liberté non formelle.

Ce qui nous rassemble c’est aussi la volonté d’agir concrètement sur notre territoire, la métropole toulousaine.

Notre objectif tangible, fédérateur, est la reconquête progressiste de la métropole toulousaine. Elle ne sera possible que si la gauche locale se refonde. Nous pensons que le chantier est immense, d’où la nécessité de l’initier tout de suite. Mais parler et agir ici, c’est savoir que la ville est carrefour du monde. Tout ce que nous soulevons touche au vaste bouleversement de la politique en cours.

Agissons ensemble

L’originalité de CASA NOVA c’est d’accepter et de respecter les appartenances de chacun (ou leur désintérêt pour les partis). C’est de faire préfiguration de maisons communes. Faire avant d’être. Et créer les conditions par le travail commun, réel.

Cessons de déplorer, de consommer de l’ »offre politique » éternellement prémâchée. La politique c’est le fluide entre les citoyens. C’est nous qui le produisons. Chacun de nous.

Si vous partagez ces convictions, si vous êtes en accord avec cette vision d’une société coopérative de production politique, dépassant les scissions de la salle et de la tribune, de la conception et de l’exécution, du tribun et de l’applaudissement, du « Big Man » et de sa clientèle, alors rejoignez notre collectif !

Vous y agirez, tout de suite. Nous sommes des coproductrices et des coproducteurs, à égalité, nous voulons vivre la politique que nous prônons. Notre CHARTE d’adhésion, consultable sur notre site, est la définition de ce qui nous lie.

Si vous ne pouvez pas participer directement à nos travaux, vous pouvez également nous contacter pour nous soutenir en adhérant à l’association que nous avons créée. Nos assemblées générales mensuelles et nos sessions de formation transverses et thématiques vous seront ouvertes.

Simples membres sympathisants, ambassadrices et ambassadeurs convaincu-es partout où vous le jugerez utile ou futur-es contributeurs et contributrices, vous déciderez de ce que vous souhaitez y devenir.

Commençons à poser les briques de ce que nous pensons. Il est plus que temps.

Signataires-casa-nova-toulouse-metropole

CASA NOVA organise sa première manifestation publique le

jeudi 11 decembre de 19h à 21h à l’Utopia de Toulouse,

autour de la démocratie nouvelle à venir, en présence

d’Albert Ogien, 

penseur important du politique,

et d’intervenants témoignant d’expériences originales.
Participation libre -

 

Groupe Identité socio casa nova 2

Bon mais alors, « ils » vont la dévoiler quand, leur identité ?

Nous n’avons que deux mois mais vous en savez déjà beaucoup sur nous. Vous avez pu lire le premier entretien que nous avons accepté de donner hier, au Journal Toulousain.

Et cependant, les messages continuent d’affluer, pour nous demander encore et toujours QUI nous sommes.

Nous allons le dire, bientôt, dans quelques semaines…

En attendant, voici un billet, nous l’espérons le dernier avant un moment sur ce sujet redondant, qui présente nos divers gènes politiques.

Bien entendu, tous ces gènes composent un ADN. Nous avons ainsi déjà dit ce qu’était notre « socle idéologique » : d’abord et avant tout, l’égalité des conditions, le combat premier à gauche ; la démocratie et la mobilisation populaire aussi, meilleure méthode pour atteindre la précédente ; la nécessaire transition énergétique enfin, fruit de notre mutation idéologique, allant de pair avec les avancées de la connaissance scientifique.

Il n’est donc pas utile de revenir plus longuement sur tout cela ; nous avons produit un texte, que nous avons ambitieusement désigné comme étant notre texte fondateur. Nous cherchons le « commun » de la gauche, ce qui fait sens pour quiconque se réclame de cette famille idéologique. La clé de la porte d’entrée de la maison de la gauche, en somme. Casa Nova, une nouvelle maison, à l’architecture nouvelle, aux fondations renforcées, aux nombreuses ouvertures, à la toiture solide nous protégeant des gardiens de l’ancienne tradition : celle des bunkers et des jardins clôturés ; celle des régisseurs jaloux de leur patrimoine. Celle que plus personne ne veut voir à l’œuvre.

Alors qui sont, dans leur parcours « militant », celles et ceux qui veulent construire et échafauder du neuf ?

Nous avons dit que nous étions antilibéraux, écologistes, partisans d’une démocratie collaborative, voire directe. Nous avons lancé des pistes de réflexion sur la triste victoire de la droite dans notre métropole.

Autour de ces piliers, qui s’est retrouvé pour travailler ?

Une quinzaine de contributeurs et contributrices, tous de gauche, évidemment, tous écologistes. Tous opposés aux politiques d’austérité qui sont appliquées aujourd’hui en Europe et en France, inutiles et injustes, qui mettent les peuples à genoux pour des dettes consenties qui ne seront jamais remboursées.

Certain-es d’entre nous sont étudiant-es, d’autres chef-fes d’entreprise. Il y aussi des fonctionnaires et des salarié-es du privé.

Nous sommes des précaires et des aisés, des « moyens plus » et des « moyens moins ».

Environ un tiers d’entre nous n’est membre d’aucun parti politique. Certaines personnes l’ont été dans le passé.

Parmi les adhérent-es d’organisations politiques, certain-es sont sympathisant-es ou militant-es d’Europe-Ecologie les Verts, d’autres proches ou militant-es du Front de gauche, certain-es se sentent très Nouvelle-Donne, d’autres enfin militent au sein de ce que l’on appelle « l’aile gauche » du Parti socialiste.

Nous avons donc voté, lors des dernières élections soit pour le Front de gauche, soit pour EELV, soit pour le PS ou encore pour Nouvelle Donne.

Lors des élections municipales, certain-es d’entre nous étaient présent-es sur des listes différentes, dans des communes différentes, et étaient même parfois « adversaires ». Mais aucun-e ne regrette son choix d’alors. C’est autre chose que nous faisons là, avec Casa Nova. Nous nous concentrons sur l’essentiel, sur le commun.

Nous n’avons pas créé un nouveau parti politique, et à l’avenir, nous continuerons à ne pas nécessairement voter pour les mêmes candidats ou listes. Nous restons libres, individuellement, de nos prises de position futures. Nous ne voulons pas être jugé-es sur nos appartenances respectives, mais sur nos productions.

Nous nous sommes regroupé-es dans ce collectif pour constituer une opposition solide à la droite réactionnaire de la métropole toulousaine, pour produire de la contre-culture, pour préparer le fond des dossiers, pour contribuer à la reconquête de la Métropole en 2020.

Cela va être compliqué. Cela l’est déjà. Il est compliqué de créer de nouvelles formes d’action. Celle-ci est originale, ambitieuse et, nous l’espérons, visionnaire. Nous devons sans cesse trouver ce qui fait sens pour nous tous, ce qui nous rassemble ; nous nous efforcerons tant que nous le pourrons de nous garder d’exclusives, de mises au pied du mur, de conditions intenables.

Mais tout le monde dit qu’il faut changer ! Et nous les premiers, sur nos « murs », dans nos organisations, dans nos réseaux personnels.

Notre démocratie représentative ne représente plus personne (ou quasiment) et nos partis politiques -malgré la sincérité et le courage de nombreux militant-es de gauche- peinent à parler le même langage que le peuple… Nous entendons partout autour de nous qu’ « il faut faire autrement », qu’il faut revoir tout le logiciel de l’action publique, refondre le rôle des élus, la place des citoyens, la démocratie dans l’entreprise et dans la cité

Alors, qu’attendons-nous ?

Nous, nous y allons ! Tâtonnant, certain-es de rien, doutant de tout, mais convaincu-es que le nouveau monde se fera en dehors des anciens schémas et sans leurs anciens gardiens.

Cassons les murets qui existent entre nous, et construisons-la, cette « Casa Nova » !

Vous pouvez continuer de nous écrire icimail

En attendant si vous êtes timides, nous pouvons commencer par devenir ami-es là…      logo-facebook

 

casanova-en-recherche-du-feu-toulousain

En recherche du feu

Pendant que la droite toulousaine cherche nos noms, nous cherchons le feu.

Que signifie la création de CASA NOVA ? Elle consiste, comme l’a dit un de ses fondateurs en réunion, à se considérer comme en recherche du feu.

Partout, sur la planète, des individus et des groupes cherchent le feu, la lueur d’une politique nouvelle. Ils ne l’ont pas volé et caché dans une grotte. Ils le cherchent pour que la communauté humaine l’utilise.

Le feu, en tant que moyen d’agir et de changer le monde, n’a pas été inventé par un homme en particulier. Il était une potentialité du monde naturel, qui devait prendre son sens avec l’action humaine. Personne n’a eu le premier l’idée de l’utiliser et de le domestiquer, et de ses usages. Partout on l’a apprivoisé un peu. Et un jour l’humanité s’est servi du feu, de mieux en mieux.

En politique, pour nous à gauche, nous en sommes là.

La gauche dans la nuit, torche éteinte, feu perdu

Chacun sait que la gauche est en grande difficulté idéologique, organisationnelle, pratique. Au moment même où la grande crise financière, la première grande crise du capitalisme mondialisé, démontre la fragilité et la capacité de dévastation du capitalisme, qu’on pensait incarner la fin de l’Histoire, la gauche recule paradoxalement presque partout, du moins dans le vieux monde. Elle est dans le doute et souvent la démoralisation, dans le bégaiement de ses idées. Elle n’est parfois plus audible. Et surtout toutes ses familles sont concernées. Aucune ne peut escompter trouver d’issue à elle seule. Et certainement pas sans des remises en question profondes.

Alors que la droite épouse, comme un planchiste habile, la vague du marché déferlant, le reformatage de l’homme en machine à consommer, la gauche peine à rester debout dans le tumulte de l’époque et marche à contre courant. Elle ne parvient pas à sortir du commentaire du monde pour incarner à nouveau le visage d’une solution d’espoir. Elle laisse indifférente.

Mais personne en particulier n’a la réponse, sinon cela se saurait. Personne ne pourra trouver à lui seul les solutions. Il n’y aura pas de sauveur bien entendu. Le passé n’offre aucun modèle à reproduire tel quel, même s’il nous fournit d’immenses perspectives de réflexion. Le communisme réel a échoué et il en est de même pour la social démocratie gradualiste.

Partout la gauche sincère sait qu’elle est en panne et cherche, dans le doute, en ayant renoncé à tout messiannisme et toute certitude historique. Elle sait que le meilleur des mondes est une idée morte, mais elle veut encore croire à un monde meilleur.

Elle cherche le feu. Elle sait qu’elle devra changer d’époque. Elle se demande même si elle ne doit pas renoncer à son langage, à en inventer un autre.

Les chercheurs de feu sont avant tout des gens d’action, de réconciliation de l’action et de la pensée. Bref de Praxis, d’expérimentation en pensant, de pensée en agissant. On ne peut pas pointer la crise de la démocratie et ne rien en faire, craindre le retour de la peste brune et ne rien en faire.

C’est pourquoi CASA NOVA ici dans notre coin du monde se veut une petite lueur dans une myriade d’initiatives d’expériences politiques, sociales, qui ne se résignent pas à voir disparaitre l’espoir d’un avenir d’égalité et de justice. Il y en a partout, à Lyon comme en Espagne, à New York comme en banlieue parisienne et à Istanbul. Partout.

Pour trouver le feu, tous cassent leurs habitudes. Ils essaient de pratiquer autrement. Ils s’y risquent. C’est ce que nous essayons sans aucune assurance.

La métropole toulousaine : une contrée idéale pour chercher le feu

Nous pouvons penser et agir là où nous vivons. Il se trouve que c’est à Toulouse. C’est un lieu propice pour y chercher le feu :

- C’est une métropole, de par son socle économique, placée au coeur des contradictions du mode de production qui est le nôtre, à travers la présence d’Airbus, principal fleuron industriel européen, en train de se dissoudre dans la mondialisation financière.

- C’est une ville qui est tombée dans les ornières du marché planificateur, imposant une organisation du territoire inadaptée aux aspirations humaines, développant la périurbanisation jusqu’à la caricature, les embouteillages polluants et l’imperium de la grande surface.

- C’est une ville ou se joue la grande et difficile contradiction entre solidarité et individualisme comme repli, comme l’ont montré les débats sur la densification urbaine ou le BHNS, le tramway ou la voiture individuelle, la dette zéro ou la dépense publique pour organiser la vie en commun.

-C’est une ville où la confiscation des enjeux communs par des monopoles privés a été portée de manière systématique, et va revenir de plein fouet avec la nouvelle droite au capitole, bientôt dans les transports.

-C’est une ville du savoir, où la question de l’irruption de citoyens hautement formés et éduqués dans l’arène démocratique, peut se poser crûment.

- C’est une ville qui doit sa réussite à l’action publique, depuis le début du XXème siècle, influençant fortement nos cultures sociales, et qui est donc fortement menacée par l’affaiblissement des services publics et de l’action politique.

Sa ville centre est contradictoire, libertaire et rebelle, épicentre des grands mouvements sociaux, et pourtant désormais dirigée par une droite caricaturalement rétrograde. C’est une ville douce et parfois violente, qui crée des joyaux culturels et des desperados jihadistes.

Au cœur de ces contradictions, les chercheurs de feu ont du travail.

Apporter une étincelle ici et maintenant

Nous savons que partout il y a des chercheurs de feu, et nous voulons en être. Nous avons donc décidé d’essayer de mettre de côté le passé, de ne rien exiger les uns des autres, si ce n’est de respecter notre projet. Nous avons décidé de passer outre les questions de pouvoir qui rongent les pratiques classiques, d’où l’anonymat comme solution radicale, pour construire ce projet.

Nous appelons tous les citoyens de gauche de transformation sociale à prendre au pied de la lettre ce qu’ils disent à l’occasion de chaque soirée électorale : « rien ne sera plus comme avant, nous le promettons ». Il ne s’agit plus de le promettre mais de passer aux actes. C’est ce que nous voulons favoriser et aider.

Sous toutes les formes que vous trouverez, dans une coopérative une association ou un vieux Parti à révolutionner, dans un quartier ou une copropriété, devenez tous des chercheurs de feu !

Daft Punk Casa Nova Toulouse Metropole

« Tu sais, toi, qui est derrière Casa Nova ? »

Comme nous pensions l’avoir suffisamment expliqué ici, nous sommes un groupe de citoyennes et de citoyens de la métropole toulousaine farouchement attaché-es à défendre les valeurs progressistes d’une gauche assumée : non social-libérale, anti-productiviste et écologiste. Nous nous sommes réuni-es depuis quelques semaines et nous nous sommes mis-es au travail, par-delà la diversité de nos horizons associatifs, militants, professionnels, ou plutôt riches de ces différences.

La question des chapelles qui semble occuper les esprits depuis 48 heures ne nous intéresse pas.

Au contraire, ce qui nous intéresse aujourd’hui, dans un contexte mouvant où tous les repères s’écroulent, c’est de contribuer à dessiner la silhouette d’un engagement original, ouvert à toutes et tous, loin, très loin des cadres partisans classiques ; un engagement qui suscite du désir, de l’envie et de l’enthousiasme pour la chose publique. Un engagement exigeant ou accessible, total ou circonstancié.
Nous voulons apporter notre contribution au débat public et au combat politique en empruntant une voie originale : celle du fond, de l’analyse, de la pensée sans préjugés. L’anonymat est ancré dans les luttes, c’est aussi une forme historique de militance.

C’est la raison pour laquelle nous allons continuer de décevoir toutes celles et ceux, très nombreux, qui nous questionnent et cherchent à savoir à tout prix « qui est derrière Casa Nova ».

Savoir qui est derrière Casa Nova est-il important ? Est-ce nécessaire pour exprimer accord ou désaccord, venir amender nos productions ou porter la contradiction ?

Qui a besoin d’une autorisation pour penser ou pour s’exprimer ?
Pas nous en tous cas.

Vous adorez Fauve et Daft Punk.
Vous adorerez Casa Nova !

Casa Nova

Casa Nova : Toulouse Métropole à gauche

Nous, citoyennes et citoyens de la métropole toulousaine, lucides sur nos responsabilités d’habitant-es d’une grande agglomération fortement insérée dans la mondialisation, nous avons des opinions et des expériences diverses.

Mais nous avons un point commun : nous situer dans la philosophie de la gauche.

  • Nous souhaitons combattre les mécanismes de domination et de reproduction des inégalités.
  • Nous portons un regard critique sur le modèle économique régnant et nous voulons contrecarrer ses effets catastrophiques sur notre environnement
  • Nous considérons qu’une démocratie refondée doit être l’horizon ultime de notre société ; nous refusons la confiscation du pouvoir par les oligarchies politiques et financières.
  • Nous contestons la transformation du monde en marchandise et de l’être humain en consommateur, simple variable d’ajustement du marché.

Ensemble, nous pensons qu’il existe d’autres manières de considérer la vie sociale que celle qui prévaut à travers l’ordre, ou plutôt le désordre, établi.

Nous sommes ainsi en désaccord assumé avec l’orientation de la politique gouvernementale et pensons qu’un vaste mouvement de refondation de la gauche est nécessaire, autant qu’urgent.

Nous espérons, vivant ici, dans cette métropole, et en nous réunissant autour d’un travail tangible, décloisonné et sans a priori sur les parcours des uns et des autres, contribuer parmi tant d’autres expériences à ce renouveau, dans une France où le fascisme est capable de réaliser aux élections européennes le double des voix du premier parti de gauche.

Le local et le global n’ont pas à être opposés. Ils sont enchâssés indéfectiblement.

La vie urbaine, carrefour où viennent se percuter tant de logiques du monde, de différences sociales, de fonctions et de cultures, est à la fois un lieu privilégié de compréhension, de lutte, et d’expérimentation.
C’est dans l’action locale, la confrontation locale avec les tendances mortifères du modèle économique actuel, que l’espoir d’un monde différent, plus humain, peut prendre corps et nous conduire à retrouver le goût du collectif et de l’engagement. Cette action locale n’est pas réductible à une proximité apolitique. Au contraire, elle est à nos yeux étroitement connectée à une pensée du monde en devenir.

Nous nous sommes ainsi rassemblé-es pour créer le Groupe d’action et de réflexion « Casa Nova ».
Notre projet n’est lié à aucune organisation existante, ne couvre aucune ambition personnelle déguisée. Il est toutefois conscient de la nécessité pour la gauche, ici comme ailleurs, de se recomposer pour transcender ses immenses difficultés actuelles, d’apprendre à vivre autrement la politique pour retrouver le chemin des consciences.

Casa Nova est décidée à analyser la vie de notre métropole toulousaine, à proposer une contre-expertise et un arsenal critique, à fournir de l’intelligence collective progressiste face à l’action déjà rétrograde de la droite conservatrice métropolitaine.

Face à une droite qui veut diviser artificiellement les populations, stigmatiser les plus vulnérables, attiser les peurs et les ressentiments, nous avons besoin d’une contre-culture locale.

Nous voulons ainsi, patiemment et sérieusement, préparer au long cours les conditions intellectuelles et pratiques d’un projet nouveau, solidaire et démocratique, pour cette grande agglomération que nous aimons.

Le nom de notre groupe est dédié à Danielle Casanova, grande résistante, dont une rue de Toulouse porte le nom et où notre projet a été évoqué pour la première fois. Nous nous référons ainsi aux « jours heureux » du Conseil National de la Résistance et à ses réalisations que le néolibéralisme s’évertue à détruire.

C’est aussi une référence féministe assumée. Et une formule qui évoque la ville de demain, imaginée, rêvée.
C’est enfin un signe de notre reconnaissance à la République espagnole, si marquante à Toulouse, et à l’identité toulousaine de cité du Sud, ouverte, cosmopolite.

Nous vous proposons, pour commencer, une analyse de la défaite de la gauche lors des dernières élections municipales du 31 mars 2014.