Archives pour la catégorie Elections départementales 2015

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Protection de l’enfance:

Le Conseil Départemental se cache derrière des CRS pour voter à lunanimité une décision unanimement contestée.

Alors que le gouvernement et la majorité parlementaire s’enlisent dans leurs renoncements et ne tentent plus de surnager que par la duplicité ou la provocation, on voit ici et là (et notamment en Haute-Garonne) des responsables locaux du PS annoncer avec un courage mesuré et une molle détermination leur volonté de « peser » sur le virage libéral.
Ils se disent choqués par la forme (le 49.3 de la loi Macron) et sur le fond(la déchéance de nationalité, la loi ElKhomri...). Leurs électeurs aimeraient leur donner crédit pour ce sursaut« de gauche« .
Las, la pratique du pouvoir locapar ces mêmes socialistes vient tristement contredire leur affichage social et démocrateCette semaine, cest au Conseil départemental que ça se passe, avec une démonstration consternante: la rupture avec les vieilles pratiques verticales de linstitution nest pas si nette quannoncée.

Une décision politique bridée par la question des moyens

Les élus du département ont donc planché sur l’évolution, à budget constant, de la politique de protection de l’enfance et des familles.
Et cest dabord là que le bat blesse. Avec un budget extrêmement contraint, un changement dobjectif, de priorité, se fait forcément au détriment des actions en cours, des dispositifs existants. L’objectif, en l’occurrence, est louable. Il s’agit de créer, à destination de populations vulnérables, 430 places fixes d’hébergements en trois ans (dont 40 dès 2016).
La protection de l’enfance n’est pas une lubie des élus haut-garonnais, c’est une compétence majeure du Conseil départemental et cette création de places d’hébergement répond à une demande constante des travailleurs/travailleuses du social d’avoir des réponses pérennes à des besoins criants.
Ces 430 places ont un coût. Et pour les financer les conseillers départementaux ont choisi de couper les crédits alloués jusqualors à lhébergement ehôtel de mères célibataires et de leurs enfants de moins de trois ans, ainsi que de mineurs isolés .Pour offrir un toit à Pierre, on met donc Paul à la rue. Cest la réalité brutale dun changement de priorité politique.
Cest la conséquence douloureuse des orientations budgétaires et fiscales dune majorité parlementaire conduite pales socialistes et leurs alliés radicaux et écolos plus ou moins défroqués.

Un déficit démocratique ?

Nul ne songe ici à contester aux élus du Conseil départemental la légitimité de définir les orientations politiques et les actions financées et menées par l’institution. Les élus sont les élus, ils tranchent à la majorité les choix qui leurs sont offerts. Ils n’ont de comptes à rendre qu’à leur morale et à leurs électeurs.
Mais leurs décisions méritent d’être éclairées. Dans le cas qui nous occupe, ce ne sont certainement pas les enfants bénéficiaires des hébergements financés par le Département, ni leurs familles, qui peuvent sensibiliser et convaincre les élus sur le conséquences de leurs votes, ou qui peuvent construire un rapport de force pour peser sur les décisions.
Pour autant, doit-on vraiment attendre les prochaines élections départementales pour dire si une politique est contraire aux intérêts de la population et de sa part la plus fragile? Certes non.
Mais qui alors en l’occurrence s’est fait le porte-voix des usagers et des citoyens? Ce sont les travailleurs sociaux du Conseil départemental, ce sont les organisations syndicales.
Ces derniers nont pas vocation à co-gérer le département. Leur légitimité nest pas là
Mais les élus, sils nont pas à se soumettre à toutes les demandes des fonctionnaires chargés de mettre en œuvre la politique départementale, peuvent-ils et ont-ils intérêt à ne pas chercher l’éclairage que peuvent apporter les professionnels?

Les vieux réflexes ont la vie dure

Le déroulé du choix de la nouvelle orientation, de la communication de celle-ci aux agents concernés, puis du vote de l’assemblée départementale n’a laissé aucune place à la concertation.
Les chefs de services des Maisons Des Solidarités (MDS) ont été réunis mercredi 6 avril pour s’entendre annoncer l’objectif de création de places d’hébergement et la décision d’en terminer avec la prise en charge d’hébergements hôteliers. Plusieurs chefs de services ont alors alerté sur l’impact concret d’une telle mesure pour ces populations précaires, ainsi que pour leurs équipes (qu’on leur a demandé de ne pas informer de la décision).
Le lendemain, jeudi 7 avril, les syndicats ont été reçus pour la même annonce. Ce rendez vous était reporté à la demande des organisation syndicales qui pensaient quant à elles venir parler d’un audit sur la protection de l’enfance, audit évoqué récemment par les personnels et la structure départementale.Les responsables des syndicats majoritaires (SUD-CT, CGT, FO) ont pris connaissance avec stupéfaction d’une décision imposée sans prise en compte des conséquences (dégradation de la situation de populations très précarisées, tensions prévisibles pour les personnels en charge de ces publics).
Le vote de l’assemblée départementale est programmé au 12 avril.
Pas de concertation, pas d’écoute des préoccupations des agents légitimement inquiets tant pour les usagers que pour l’exercice de leurs missions, un secret imposé sur le projet jusqu’au jour du vote… Elles semblent loin les promesses des nouveaux élus de rompre avec le mode de gouvernance de Pierre Izard.

Syndicats et associations expriment leurs préoccupations sur le fond et leur désaccord sur la méthode

Les organisations syndicales,les chefs de services des structures et les personnels expliquent : « Les conséquences sont très simples : les jeunes mineurs nécessitant un placement seront mis en liste d’attente s’il n y a pas de place agrée par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Et en attendant ?…Les femmes avec enfants de moins de trois ans ne pourront plus bénéficier d’une prise en charge hôtelière. Le CD veut s’appuyer sur la possibilité de les orienter vers des partenaires extérieurs hypothétiques et/ou fantômes (associations). Quant à l’État, il a prouvé son inefficacité et son désengagement depuis des années.L’ambiance est garantie dans les salles d’attentes des MDS. En effet, ce sont bien les équipes de terrain qui devront accompagner ces usagers à la porte, mais en les rassurant… »
Plusieurs organisations (Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature,Ligue des Droits de l’Homme,Syndicat National des Personnels de l’Éducation et du Social de la Protection Judiciaire de la Jeunesse) interpellent : « Ceci ne peut autoriser la mise à la rue de mineurs isolés au mépris des décisions judiciaires dont ils bénéficient. En viendra-t-on à demander à la Justice le placement d’enfants en danger du fait de se retrouver à la rue avec leur mère ?Nous apportons notre soutien aux travailleurs sociaux du département dans leur refus de devoir mettre à la rue dans les mois qui viennent des centaines de personnes en précarité et aggraver ainsi un peu plus la misère sociale dans notre département. »

Manifestation du mardi 12 avril : les forces de l’ordre… et une caricature de réaction de l’instance départementale !

Mardi 12 avril ce sont donc plusieurs centaines de personnes qui se sont rassemblées devant le Conseil départemental qui procédait au vote sur ce sujet.Cette mobilisation s’est trouvée renforcée par une forte implication des travailleurs/travailleuses sociaux mais aussi des soutiens associatifs et des mobilisations encours comme Nuit Debout.
Le dialogue s’est résumé à un Hôtel du Département plus fermé que jamais et la présence de CRS.L’intersyndicale a écrit sur ce sujet « les 600 manifestant-e-s venus dire leur opposition au projet de délibération et leur soutien à ces personnes précaires ont été accueillis par des grilles fermées, des chaînes aux grilles et une compagnie complète de CRS, offrant un décorum jamais vu au Conseil départemental de Haute-Garonne ».
C’est à l’unanimité que l’assemblée départementale a entériné la décision.
Depuis, le Conseil départemental communique largement pour pointer « les dégradations et les violences », mais sans jamais évoquer sa propre responsabilité dans la situation : mesure imposée sans dialogue, absence d’écoute des personnels, provocations devant un mouvement social large. Il aurait décidé de déposer plusieurs plaintes qu’il serait sans doute plus raisonnable de retirer afin de ne pas ajouter à la colère que suscitent sa décision et son mode de discussion.
A Casa Nova, nous avions espéré un moment (juste un moment) qu’en s’inspirant des propositions que nous avions faites lors des élections départementales, le nouveau président du Département et son équipe avaient pris la mesure des dysfonctionnements passés.
Hélas,le naturel est revenu au galop, qui plus est sur les épaules des CRS.
Nous ne pouvons plus que constater amèrement que ce dossier a été engagé de la pire des manières: dans la défiance, la dissimulation et le refus du dialogue.
Nous soutenons l’aspiration à une écoute plus bienveillante,par les élus, de l’expertise des professionnels et des attentes des usagers. Nous invitons les élu-e-s du CD 31 à entendre ce qui s’exprime de la part de tant d’interlocuteurs : personnels, associations, citoyen-e-s.
organisation du travail

Pas de révolution du politique sans révolution de l’administratif

Dans ses 20 propositions pour les élections départementales Casa Nova évoque une nouvelle organisation de l’administration, la machine administrative du Département ayant été soumise à un régime ultra vertical, disciplinaire, asséchant, déresponsabilisant. La préoccupation centrale devenant de se protéger… au détriment de la créativité nécessaire pour défendre la population.

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Pour en finir avec le « terrainggg » – Cours de novlangue (formation continue)

Sur un tract électoral (ceci peut être vérifié aisément en ces temps de Départementales) il y a désormais une Mention presque Légale : dire qu’on est sur le « terrain » (terrainggg à Toulouse), et promettre qu’on sera un-e élu-e de « proximité ». Le présent texte se propose de couper le cou à ces « je vous salue Marie » laïques.  A quoi reconnait-on la novlangue, cette parole en ruine qui vide de sens la démocratie ? En particulier au fait qu’elle n’est pas, par essence, à contredire. Elle ne peut pas, sauf à entrer dans la catégorie rangée dans le pathologique, être contestée. Elle est un discours hypnotique, qui n’appelle aucune réponse. Nous en avons ici un bel exemple avec le « terrain », et « la proximité ».

Ainsi, qui pourrait rétorquer à notre candidat-e : « je ne suis pas d’accord, pour ma part je promets d’être un-e élu-e lointain-e » ? Personne. Et c’est pourquoi quand vous lisez ces affirmations proxi-miteuses dans les professions de « foi » (bien nommées en l’occurrence), vous sentez bien que l’on se moque de vous. Ne craigniez rien : celles et ceux qui les rédigent savent aussi qu’ils récitent un bréviaire galvaudé, mais c’est devenu comme le lancer de riz au mariage : on ne sait plus vraiment pourquoi ça se fait. Mais en tout cas, ça se fait. Faute de mieux.

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« Je te dirai les mots creux », le projet de droite pour transformer le Département en vulgaire mécène

Ça y est ! Nous avons droit à un « projet » de la droite pour le Département !  C’est qu’il fallait tout de même disposer de deux ou trois slogans pour aller au delà des promesses de « proximité » des candidat-es, dont le principal attribut, en plus d’aspirer à un scandaleux cumul des mandats pour beaucoup, est de se placer, avec une servilité détonnante, sous la figure charismatique, sage, inspirante, du Maire de Toulouse…. (chacun son Nelson Mandela. Elles et Eux c’est Jean-Luc Moudenc qu’ils prennent pour modèle. Dominique Baudis a dit un jour : « Jean Lecanuet m’a donné envie de faire de la politique »… Yes they can).

A en croire le compte-rendu qu’en émet le Journal Toulousain, la droite et le centre (c’est à dire la droite) place son projet pour le département sous les auspices de  l’union, du pragmatisme et de la responsabilité. Rien que ça ! Le communicant qui a gratté la fiche a oublié la gentillesse, la sobriété, la courtoisie, la probité, l’hygiène dentaire parfaite et la démarche altière…

Nous croulerons donc encore sous les clichés politiciens les plus éculés…
Comme le chantait Alain Souchon, dans « foule sentimentale »… « il faut voir comme on nous parle »… Voyons donc.

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Gouvernement des transports toulousains : remettons la question à l’ordre du jour

Pendant que l’on nous promène de portrait en portrait de candidat-e, les vrais sujets des Départementales, nous n’en entendons pas parler. Pourquoi ? Parce que la plupart des candidat-es ne s’en préoccupent pas, structurellement : ce n’est pas comme cela qu’elles et ils ont obtenu l’investiture, mais en fonction de considérations internes, de jeux d’acteurs. Le sérieux, c’est laissé à l’exécutif qui sera élu ensuite, sans qu’on vous demande votre avis (élection par l’assemblée). Donc vous ne saurez pas ce qu’on veut pour vous. Dommage. Parmi les enjeux cruciaux, il y a la mobilité. Elle dépend d’une entité politique mutualisée : Tisséo-SMTC sur une partie très importante du département, qui concentre le gros de sa population, mais aussi des déplacements.  Le gouvernement de cette entité est une question politique primordiale, car des rapports de force en son sein dépendent des arbitrages énormes (une ligne de métro coûte plus d’un milliard d’euros…). Nous en avons parlé dans notre plateforme cantonale sans candidat-e, et nous revenons ici plus précisément sur ce sujet primordial dans nos vies quotidiennes.

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Les 20 propositions de CASA NOVA pour une relance progressiste du Département

Au-delà de notre projet général pour le Département 31, nous vous proposons ici 20 mesures ciblées et, nous l’espérons, percutantes. Nous nous concentrons sur des mesures réalisables dans une philosophie de radicalité réaliste (nous ne vous promettrons pas de tripler les logements sociaux ou d’interdire les licenciements en Haute-Garonne…). La radicalité c’est faire face avec sérieux au cynisme gestionnaire en montrant qu’il est possible de procéder autrement. Il est possible d’agir, même dans le contexte d’austérité à combattre (ce qui rend impérieux, justement, certains changements pour se redonner de l’oxygène). Il est possible d’avancer. Il est possible de ne pas en rester à l’expression somnifère de « valeurs ». Il est possible de parler dans ce débat d’autre chose que de la promesse-cliché de l’ « élu de proximité ». Exigeons et exigez des candidat-es le sérieux, l’engagement et le travail que la prétention à l’exercice du pouvoir doit requérir.

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Plateforme CASA NOVA pour les élections départementales

« Six axes stratégiques  pour un Conseil Départemental de transformation sociale… Au XXIeme siècle »

 

logo-adobe-pdfTélécharger notre plateforme Départementales Haute-Garonne 2015

 

Les élections cantonales, en Haute-Garonne mais aussi souvent ailleurs, se caractérisent traditionnellement par l’absence de programme agrégé au niveau départemental.

C’est leur spécificité, dans ce département encore plus depuis qu’elles apparaissent comme une formalité (au cours des années 90 Jean Luc Moudenc renonce à son rêve de devenir Président, et la droite devient marginale dans l’Assemblée. Les changements sociologiques à Toulouse finissent de réduire sa place a quelques sièges éparpillés).

A chaque élection, on édite certes des journaux électoraux truffés de rappels des compétences, de photos du canal du midi, et des réalisations. Mais pas de programme général pour l’institution.

D’ailleurs sont mélangés dans ces bilans les actions obligatoires, prévues par la loi, règlementées dans leurs formes : APA, RSA, Prestation handicap…. Et tout ce qui relève de la décision politique. En effet dans tous les départements de France on a intérêt à laisser croire au ou à la bénéficiaire de l’aide sociale qu’il-elleobtient une aide par bon vouloir de sa collectivité. Il n’en est rien. La crainte de ne plus toucher l’APA si l’élu-e change est gage d’une participation électorale, très faibles à ces élections, mais suffisante pour une élection.

Si cela est payant électoralement, cette pratique est désastreuse culturellement. Car en laissant croire que les élu-es décident d’aider un-e tel-le, et pas un-e autre, on ouvre la voie aux fantasmes, et aux mensonges de l’extreme droite sur « on aide tout le temps les mêmes », alors que nos mécanismes de solidarité sont basés sur des règles. Ce sont des droits, pas le bon vouloir des édiles.

Donc pourquoi donc ne pas changer cela, puisque après tout nous sommes en démocratie ? CASA NOVA propose donc des idées aux candidat-es. Elles se réclament de la transformation sociale contre l’ordre établi inégalitaire.

Ce n’est pas tâche évidente, la collectivité étant appliquée à diffuser le moins d’informations possibles sur sa gestion. Le site Internet du CG 31 est à cet égard édifiant. Le choix a été fait de restreindre l’information stratégique accessible. C’est un symptome de tout ce que nous proposons de remettre en cause dans cette institution au fonctionnement passéiste.

Et fort logiquement, nous vous appelons, vous lectrices et lecteurs, à vérifier les engagements de vos candidat-es à voter pour eux en conséquence de leurs contenus, un logo ne suffisant pas à acter de l’intérêt d’une démarche politique.

Cette fois ci, ce ne sera pas une formalité…. Personne ne sait ce qui sortira du scrutin. Au minimum un changement de Présidence. Mais il est possible que la droite ultra réactionnaire de nos contrées s’emparent du boulevard de la Marquette. La gauche devra ainsi mener campagne durement. Nous lui adressons notre vision du département. En tant que collectif politique autonome, antilibéral.

Pour notre part, nous considérons qu’il ne sert à rien de nier le ras le bol qui a frappé cette fin de règne interminable. La nier, ce serait offrir à la droite sur un plateau le thème de la rupture, du changement. Or, les élections sénatoriales, celles-ci et les précédentes, avaient déja montré que le courroux montait contre la gestion du Département. L’autoritarisme a fini par lasser. Ce qui était accepté par les anciennes générations d’élus ne l’était plus forcément par les nouveaux qui ne sanctifiaient pas la puissance notabiliaie.

Les candidat-es de gauche seraient bien inspiré-es, en sortant de leur silence habituel, d’épouser les mécontentements légitimes qui s’expriment dès qu’on parle avec une association, un-e élu-e communal-eun peu dynamique, un-e  responsable de PME progressiste, un-e habitant-e d’une SA HLM où le Conseil Général est influent. Sinon, ce sera la droite qui capitalisera sur ce mécontentement là.

Nous dissocierons une analyse de la situation du Département aujourd’hui, de propositions stratégiques pour l’avenir.

Parler du Département implique de parler de lui en soi. Mais nous sommes CASA NOVA Toulouse Métropole et nous nous efforcerons de réfléchir à ce que qu’il représente sur ce territoire, avant tout.

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