Archives pour la catégorie Non classé

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Mi-grand, vrai petit, Jean-Luc Moudenc veut choisir ses pauvres.

«Ce ne serait pas sérieux d’envoyer un message d’accueil. J’ai trop de problèmes à régler. Nous avons des milliers de personnes qui attendent un logement social depuis des années. Imaginez si des migrants leurs passent devant. On a aussi le problème des campements roms qu’on n’arrive pas à démanteler. »

Le propos du Maire de la quatrième ville de France et Président de Toulouse Métropole est très clair : pas de migrants chez moi, j’en ai déjà assez avec les roms et les pauvres !

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le couple Arribagé Platini accouche d’un monstre, les toulousains se coltinent le bébé !

On le sait, la publicité et le sport-spectacle font bon ménage. L’Euro 2016, grand-messe footballistique s’il en est, sera une manifestation criante de ce travestissement d’un noble loisir en machine à fric. S’il était déjà établi que la « mise à niveau » des équipements sportifs utilisés par l’Euro se ferait avec l’argent des contribuables, si nul n’ignorait plus que l’UEFA n’était tenue à aucune contrepartie financière envers les villes qui accueilleront les matches, on pouvait encore jusqu’ici se bercer d’illusions en espérant que Platoche et ses amis confineraient dans le Stadium les plus vulgaires manifestations de cette triste réalité : l’Euro, ce n’est plus du sport, c’est un spot publicitaire géant pour Coca Cola, Adidas et McDonald’s (1).

D’ailleurs, jusqu’ici, seuls les pigeons (qui ne peuvent pas tout garder pour le costume présidentiel) se laissaient aller à déposer leurs fientes sur nos briques classées aux monuments historiques. Certes, la mairie de Toulouse nous avait habitués à transformer la façade du Capitole en panneau d’affichage pour vanter les mérites des célébrités locales (marchand d’avions, économiste libéral, entraîneur retraité du Stade Toulousain…), mais toujours dans ce que l’on voulait être un grand élan spontané de ferveur populaire. Jusqu’ici, la publicité dégoulinait donc exclusivement sur les enseignes des commerces de la place du Capitole.

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TET ou t’es ?

Ou comment le rapport Duron et la loi Macron organisent la mort des trains InterCités. Au profit du TGV, des futurs opérateurs privés du ferroviaire et des autocaristes. Au détriment des usagers et de l’aménagement du territoire.

Le 26 mai dernier, le rapport de la Commission « TET d’avenir » (Trains d’Équilibre du Territoire plus communément nommés par leur désignation commerciale : InterCités) a été rendu public. Les TET sont des trains « grandes lignes » connus historiquement comme les Trains « Corail ».

Les TET regroupent 30 lignes avec :
- Des liaisons entre les grandes villes non reliées par le TGV,
- Des liaisons interrégionales pour désenclaver les territoires,
- Un service pour les déplacements pendulaires dans le bassin parisien.

A partir d’un constat partagé par la plupart des acteurs et actrices du ferroviaire (usager-es, personnels de la SNCF, élu-es locaux et nationaux, etc.), ce document préconise des réponses dont l’objectif  est clair : seules les lignes rentables resteront en TET, en prévision de l’ouverture à la concurrence (qui a si bien réussi aux dépenses d’électricité des consommateurs, avec une hausse de 49% des prix en 7 ans…), pendant que les lignes qui nécessitent de lourds investissements seront transférées aux Régions.

Le 4ème paquet ferroviaire* qui entrera en vigueur en 2019 plane au-dessus de ce rapport, il est même présent très explicitement dans le propos introductif du Président de cette Commission Philippe Duron.

A quoi assiste-t-on ? Aux prémices d’une privatisation des bénéfices, pendant que le public prend en charge les coûts.

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Les porcs sont au micro

Les porcs ne sont pas dans l’assiette mais au micro

La course à la brutalité aveugle est trépidante en vue des départementales. Un Maire UMP retire les plats de substitution dans les cantines, s’en prenant à des enfants, dans leur besoin premier : se nourrir correctement, sans que cela ne suscite grande émotion. Signe d’une civilisation à bout de souffle si l’on considère que la décadence culturelle se mesure on ne peut mieux à l’aune du sort réservé aux tous petits. Monsieur Wauquiez, misérable sur-diplômé inapte à l’empathie, tellement méprisant à l’égard du peuple qu’il le réduit à la haine de l’Autre (il compara le RSA à un cancer d’assistés), soutient son confrère au nom de la laïcité. On s’étouffe en entendant cela, d’autant plus que le propos conclut sur la solution… de l’école confessionnelle comme recours pour ceux qui ne mangent pas de  porc !

Si seulement monsieur Wauquiez pouvait être le seul responsable de premier plan de l’UMP à s’exprimer dans ce sens, on pourrait plaider l’égarement passager. Mais monsieur Wauquiez n’est pas seul. Il a été précédé par Nicolas Sarkozy. Ce ne sont plus des dérapages isolés, c’est la position des responsables de premier plan d’un parti qui peut demain gouverner à nouveau la France.

Depuis des décennies, on sert des plats de substitution dans les lieux accueillant des enfants. Ça n’a jamais posé le moindre souci, et personne n’y prêtait attention. C’est pure construction politicienne que de sortir cet « enjeu » du chapeau. Même l’extrême droite déclarée n’en avait pas fait un sujet de polémique. Elle avait oublié cela en route. L’UMP lui tire le tapis brun.

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Battre monnaie : une politique, de Toulouse à Francfort

La Banque Centrale Européenne, selon notre Président gaffeur, serait disposée, enfin, à monétiser une partie de la dette publique européenne. C’est un tabou libéral qui tombe si cela se confirme. A voir sous quelles formes, et qui en bénéficiera vraiment.
Battre monnaie c’est une fonction politique, que seule l’Europe, fanatisée par les théories les plus libérales, a oublié, confiant à des banquiers « indépendants » (pas idéologiquement en tout cas) la responsabilité de la politique monétaire, figeant de fait cette politique dans les sentiers réservés aux rentiers. Face à la peur de la montée des gauches de transformation en Europe du sud et au risque de faire baisser les prix, la BCE semble bouger…
C’est l’opportunité pour CASA NOVA de parler de la monnaie. Les monnaies locales se développent. A Toulouse le Sol Violette a fait son apparition remarquée. Que peut-on en penser ?

Les monnaies locales sont-elles un monopoly éthique pour « bobos objecteurs de croissance » ? Comment les promoteurs des monnaies locales complémentaires (MLC) peuvent-ils transformer cet outil monétaire en outil social ? Comment les collectivités, les Etats ou même l’UE peuvent-ils prendre des initiatives pour faire de la relance et réduire la pauvreté ?

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Une ville à mille temps

La question du temps dans la ville est une question qui concentre d’emblée d’intenses questions politiques.
Dans cet article, ce n’est pas la question du temps qui est fondamentale, mais celle des temps.
Sur la question de la maîtrise du temps (au singulier) dans les politiques macroéconomiques, nous reconnaissons comme centrale la nécessité pour la puissance publique d’organiser le temps long, de ne pas céder aux injonctions « court-termistes » de ceux qui attendent les dividendes. Une collectivité peut maîtriser, dans ses réalisations, la question du temps : les plans pluriannuels d’investissement sont les outils de planification de la puissance publique.
Mais il nous intéresse ici d’introduire le sujet des temps (au pluriel) dans la ville. Les temps comme indicateurs de la diversité des vies dans la ville, diversité souvent attachée in fine à des inégalités. Les temps et leur politique comme levier d’émancipation et de poursuite de l’égalité réelle.

L’espace est un objet politique, puisque les décisions en termes d’urbanisme modèlent les formes de la ville : voies de transport, zones d’habitation, économiques, culturelles, administrative et de pouvoir… Mais le temps n’est pas encore cet enjeu, qui devrait pourtant être attenant à l’espace et aux politiques sociales.
Nous avons connu, et cela s’accentuera une compression des temps, du fait des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Mais aussi, une augmentation de certains temps (les temps professionnels des femmes, les temps domestiques des hommes, le transport quotidien lié à la périurbanisation). Nous pourrions également souhaiter la diminution de certains temps, comme le temps professionnels (réduction du temps de travail) entraînant notamment l’augmentation du temps des loisirs…

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La ligne Tram Garonne : ou comment une bonne idée est dénaturée par sa mise en oeuvre

Comprendre et s’approprier les espaces urbains Toulousains

Toulouse,comme toute ville millénaire,est constituée d’un tissu urbain marqué par des interventions et des aménagements successifs qui laissent traces , marques , cicatrices, blessures ou plaies urbaines en fonction de leur nature et de leur ancienneté .

Ces juxtapositions ou ces empilements cicatriciels participent à la constitution de la ville entre espaces publics et lieux privés .

Même si ces traces sont visibles, elles n’en sont pas pour autant compréhensibles au premier coup d’œil tant elles sont le résultat de tractations, de décisions et de mises en œuvre souvent complexes  rarement connues et jamais réellement partagées .

Nous traversons tous les jours des espaces ou des bâtiments publics : généralement sans les voir vraiment, mais en les subissant et en les critiquant,bien rarement en les comprenant.

Casa Nova publie une série qui présente des lieux et des espaces publics fréquentés de Toulouse, en expliquant :

  • ce qu’ils étaient
  • quel est leur rôle dans la ville ,
  • pourquoi ils sont ainsi aujourd’hui,
  • comment ils auraient pu être
  • ce qu’ils peuvent devenir.

Décoder pour aider à la compréhension …  dépasser le viscéral et l’émotionnel de nos  comportements .

Partager du raisonnement et de l’intelligence collective pour mieux faire face aux crispations que génèrent les aménagements urbains qui jalonnent notre quotidien.

Ainsi posons nous des bases de la co-conception des espaces publics à venir, par l’analyse raisonnée de réalisations récentes .

 

Aujourd’hui : La ligne Tram Garonne : ou comment une bonne idée est dénaturée par sa mise en oeuvre .

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Plateforme CASA NOVA pour les élections départementales

« Six axes stratégiques  pour un Conseil Départemental de transformation sociale… Au XXIeme siècle »

 

logo-adobe-pdfTélécharger notre plateforme Départementales Haute-Garonne 2015

 

Les élections cantonales, en Haute-Garonne mais aussi souvent ailleurs, se caractérisent traditionnellement par l’absence de programme agrégé au niveau départemental.

C’est leur spécificité, dans ce département encore plus depuis qu’elles apparaissent comme une formalité (au cours des années 90 Jean Luc Moudenc renonce à son rêve de devenir Président, et la droite devient marginale dans l’Assemblée. Les changements sociologiques à Toulouse finissent de réduire sa place a quelques sièges éparpillés).

A chaque élection, on édite certes des journaux électoraux truffés de rappels des compétences, de photos du canal du midi, et des réalisations. Mais pas de programme général pour l’institution.

D’ailleurs sont mélangés dans ces bilans les actions obligatoires, prévues par la loi, règlementées dans leurs formes : APA, RSA, Prestation handicap…. Et tout ce qui relève de la décision politique. En effet dans tous les départements de France on a intérêt à laisser croire au ou à la bénéficiaire de l’aide sociale qu’il-elleobtient une aide par bon vouloir de sa collectivité. Il n’en est rien. La crainte de ne plus toucher l’APA si l’élu-e change est gage d’une participation électorale, très faibles à ces élections, mais suffisante pour une élection.

Si cela est payant électoralement, cette pratique est désastreuse culturellement. Car en laissant croire que les élu-es décident d’aider un-e tel-le, et pas un-e autre, on ouvre la voie aux fantasmes, et aux mensonges de l’extreme droite sur « on aide tout le temps les mêmes », alors que nos mécanismes de solidarité sont basés sur des règles. Ce sont des droits, pas le bon vouloir des édiles.

Donc pourquoi donc ne pas changer cela, puisque après tout nous sommes en démocratie ? CASA NOVA propose donc des idées aux candidat-es. Elles se réclament de la transformation sociale contre l’ordre établi inégalitaire.

Ce n’est pas tâche évidente, la collectivité étant appliquée à diffuser le moins d’informations possibles sur sa gestion. Le site Internet du CG 31 est à cet égard édifiant. Le choix a été fait de restreindre l’information stratégique accessible. C’est un symptome de tout ce que nous proposons de remettre en cause dans cette institution au fonctionnement passéiste.

Et fort logiquement, nous vous appelons, vous lectrices et lecteurs, à vérifier les engagements de vos candidat-es à voter pour eux en conséquence de leurs contenus, un logo ne suffisant pas à acter de l’intérêt d’une démarche politique.

Cette fois ci, ce ne sera pas une formalité…. Personne ne sait ce qui sortira du scrutin. Au minimum un changement de Présidence. Mais il est possible que la droite ultra réactionnaire de nos contrées s’emparent du boulevard de la Marquette. La gauche devra ainsi mener campagne durement. Nous lui adressons notre vision du département. En tant que collectif politique autonome, antilibéral.

Pour notre part, nous considérons qu’il ne sert à rien de nier le ras le bol qui a frappé cette fin de règne interminable. La nier, ce serait offrir à la droite sur un plateau le thème de la rupture, du changement. Or, les élections sénatoriales, celles-ci et les précédentes, avaient déja montré que le courroux montait contre la gestion du Département. L’autoritarisme a fini par lasser. Ce qui était accepté par les anciennes générations d’élus ne l’était plus forcément par les nouveaux qui ne sanctifiaient pas la puissance notabiliaie.

Les candidat-es de gauche seraient bien inspiré-es, en sortant de leur silence habituel, d’épouser les mécontentements légitimes qui s’expriment dès qu’on parle avec une association, un-e élu-e communal-eun peu dynamique, un-e  responsable de PME progressiste, un-e habitant-e d’une SA HLM où le Conseil Général est influent. Sinon, ce sera la droite qui capitalisera sur ce mécontentement là.

Nous dissocierons une analyse de la situation du Département aujourd’hui, de propositions stratégiques pour l’avenir.

Parler du Département implique de parler de lui en soi. Mais nous sommes CASA NOVA Toulouse Métropole et nous nous efforcerons de réfléchir à ce que qu’il représente sur ce territoire, avant tout.

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Je suis Charlie vu de Toulouse, qu'attendre de Jean-Luc Moudenc ?

Après la tempête, que pourrions nous espérer d’un Maire d’envergure ?

Après le temps de l’émotion et de la commémoration, le temps de l’action est indispensable face aux attentats terroristes visant Charlie hebdo, un supermarché casher, des policier-es et passants. On juge les gens à travers leur attitude dans les moments difficiles.

Avant d’aborder l’action, revenons rapidement sur le temps de la commémoration qui a marqué une nouvelle fois la séparation entre les élu-es et la population. Ainsi, Monsieur Moudenc s’est illustré, il est vrai avec énormément d’élu-es de gauche et de droite, en scissionnant le cortège pour aller se faire photographier devant le monument aux morts, piétinant l’esprit populaire et non partisan de la marche, et essayant de s’y  « refaire la cerise » (inutilement, qui est dupe encore de ce genre de choses en de tels moments de gravité ?). La communication, d’abord, toujours, encore. Le réflexe de récupération, vulgaire au regard des circonstances.

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Les bancs publics …bancs publics … (pas toujours sympathiques)

Le banc joue un rôle particulier dans l’espace public, il est un marqueur de nos sociétés : signe de l’amabilité , du repos, de l’accueil, du partage, de la convivialité ,  du moment de relâche  … Mais aussi de l’attente , du manque , de l’angoisse , de la solitude … il permet aussi l’excès , la déviance , la marginalité …
Il est libre ou occupé, bien ou mal placé, propre ou sale, confortable ou spartiate… mais il marque toujours un endroit d’accueil et d’agrément dans une pratique apaisée de l’espace public .

Ainsi l’affaire d’Angoulême a t elle pris une ampleur particulière, car c’est l’image d’une cité en particulier , mais aussi de toutes nos villes en général, qui est a été mise à mal.

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