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Après le « village des marques » à Nailloux, Val Tolosa à La Ménude ?

Georges Méric et la malédiction des centres commerciaux:

Il s’était illustré en tant qu’édile de Nailloux (d’abord à la Mairie puis comme Conseiller général du canton) en participant à la conception puis à l’accouchement d’un des centres commerciaux les plus ineptes du département : « Le village des marques » de Nailloux.

Une réalisation qui, comme on peut hélas le constater, est une insulte à l’environnement, à l’urbanisme et à l’architecture.

Avec une implantation commerciale accessible uniquement en voiture, à 30 km de Toulouse, en rase campagne, et qui veut faire couleur locale avec une architecture de hangars déguisés en maisons Lauragaises.village_de_marques_nailloux
Quant à la pertinence environnementale, la Cop 21 en a rappelé, si besoin était, les enjeux : les déplacements en sont une des clés, sans parler de l’idéologie consumériste véhiculée par le concept des marques dont nous constatons les méfaits notamment en cette période de rentrée scolaire. Et que dire en terme d’urbanisme quand tous les maires des villes grandes et surtout petites déplorent la désertification commerciale de leurs centres.
Mais tout cela a pesé bien peu face au clientélisme tactique pour assurer des réélections … et ça a hélas bien marché puisque voila Georges Méric installé à la tête de l’institution départementale.

On pouvait penser que cela faisait partie de son passé et que comme d’autres « il avait changé », le Président … et tiré les leçons.

Mais à peine installé dans son fauteuil, le voila confronté à un projet commercial encore plus gros, encore plus stupide, encore plus inutile et obsolète : le centre commercial de Val Tolosa qui serait situé sur le plateau de La Ménude à Plaisance du Touch.

Alors que l’agglomération toulousaine est déjà fortement dotée en zone commerciale, certains continuent à s’acharner pour faire sortir de terre ce projet en gestation depuis de plus de 15 ans .
Ce projet c’est un espace commercial de 64 000m2 dont 12 000m2 pour un hypermarché. La situation dans l’agglomération selon la Chambre de commerces et d’industries c’est quant à elle au 1er janvier 2014 : 1 144 000 m2 de surface de vente en grandes surfaces (commerce de plus de 300 m2 de surface de vente) et plus de 17 300 «petits» commerces et services de proximité (commerce de moins de 300m2 de surface de vente)…la pénurie est forte comme vous pouvez le constater. En termes de m2 de grandes et moyennes surfaces (GMS) pour 1 000 habitants, en 2014, l’agglomération se situait en tête en France : soit 1 490 m2 pour 1 000 habitants.

Alors pourquoi un énième projet alors que dernièrement vient d’ouvrir un centre commercial de 17 000m2 (dont 3 500m2 d’hypermarché) à La Cépière ?

Nous nous posons toujours la question, sans comprendre la logique d’un tel projet dans une zone qui ne manque pas d’espaces commerciaux à proximité (Roques et Portet sur Garonne notamment).

Nous nous posons la question à plusieurs titres, et d’abord en terme environnemental.

Car comment cautionner la stérilisation des rares terres cultivables dans les secteurs périurbains de la métropole, alors que nous savons que le principal obstacle à l’extension du bio dans les cantines (et donc ailleurs) est le manque d’espaces cultivés à proximité. Comment face au réchauffement et aux mutations climatiques continuer à imperméabiliser des sols, à favoriser la voiture individuelle en créant un centre commercial éloigné des réseaux de transports en commun.

Nous nous posons la question aussi en termes économiques

Les dernières études commerciales montrant que même avec une approche libérale les grands centres commerciaux tombent en désuétude (et pas seulement aux États Unis, spécialistes des grands « Malls »), au profit de petites surfaces de proximité que nous voyons fleurir en ville et dans nos quartiers, et que nous fréquentons tous et toutes avec satisfaction et de plus en plus.

Au vu de ces éléments, il semble évident que l’intérêt public est totalement absent d’un tel projet …

Ainsi, on aurait pu imaginer que, en tant qu’acteur majeur, le Président de l’instance Départementale comprenne et appuie les associations et élu-es luttant depuis plus de 15 ans, multipliant actions et recours contre la concrétisation de cette implantation inutile et nuisible !

Car, ne l’oublions pas, le Conseil Départemental avait un pouvoir de blocage majeur de ce projet en tant que propriétaire des voies de desserte du site !reseau-routier

Or, le 7 juillet dernier, cette assemblée votait à la demande de son président la cession des voies départementales à la commune de Plaisance du Touch favorable au projet afin de créer une bretelle d’accès au futur centre commercial.

Georges Méric nous a encore déçus en capitulant face aux promoteurs de Val Tolosa après un simulacre de médiation, le promoteur Unibail ayant « modifié le projet » en rajoutant quelques panneaux solaires et un peu de végétation et en promettant un « soutien à l’économie locale ».
Le Conseil départemental sortant hypocritement du jeu, la balle est désormais dans le camp du Maire de Plaisance, favorable au projet, contrairement aux communes voisines de Tournefeuille et de Colomiers qui y sont elles opposées.

Le nouveau permis de construire délivré mi-aout 2016 par la Mairie de Plaisance fait maintenant l’objet d’un nouveau recours de la part du collectif « Non à Val Tolosa » car ce permis « n’est pas plus conforme que les précédents aux documents d’urbanisme et en particulier au Schéma de cohérence territoriale ».

En attendant, nous sommes là, devant un projet qui :
- est, de l’avis des spécialistes de l’urbanisme commercial, totalement obsolète.
- est décrié par des riverain-nes, des élu-es et l’association « Non à Val Tolosa ».
- est totalement contre productif en termes environnementaux.
- continue à nous menacer sous la pressions de quelques lobbys ou de quelques intérêts particuliers, intérêts renforcés par le retrait honteux du Conseil Départemental.p1530486

On ne peut s’empêcher d’imaginer que si ce délire continuait, une ZAD pourrait voir le jour à cet endroit, même si aucun des opposants ne l’a réclamé de ses vœux en ayant en mémoire les conséquences tragiques de la faillite des pouvoirs publics à Sivens.

Pour sa part, Casa Nova non seulement affirme son opposition à ce projet mais renvoie les élu-es à leurs responsabilités.

Casa Nova ne peut non plus oublier que Georges Méric a osé déclarer à la presse qu’il avait découvert ce dossier en arrivant à la tête du Département et en ouvrant les dossiers de son prédécesseur. (La dépêche du 1-12-2015) : incompétence, couardise, manque de courage, irresponsabilité, tactique …

A Casa Nova on voit bien que le programme sans candidat que nous avions rédigé pour les Départementales est largement repris dans les annonces du Conseil Département et c’est bien comme ça, il n’y a pas de copyright, mais il faudrait que les actes soient cohérents avec les annonces et que celles ci ne restent pas au stade des incantations.

Nous appelons donc à continuer de résister à ce projet qui privilégie quelques intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général – économique, environnemental, et social.
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Plan mobilité 2025-2030

Ou quand les déplacements et la santé publique se rejoignent.

Un changement de politique transport depuis 2014

Malgré le grand succès d’usage des lignes A et B du métro, l’utilisation de la voiture n’a fait que croître.
L’agglomération toulousaine n’arrive plus à réduire ses émissions concernant les gaz à effets de serre et la qualité de l’air en général du fait de l’augmentation journalière des déplacements individuels en voiture, surtout en périphérie. Ce qui a conduit à un nouveau Plan de Déplacement Urbain (PDU) adopté en 2012 complétant les deux lignes de métro par une infrastructure de tramway, de bus en site propre et de voies cyclables en surfaces.
En 2014, la nouvelle municipalité a été élue avec la promesse d’une nouvelle ligne de métro enterrée aux dépens des infrastructures de transports en commun de surface. C’est dans ce contexte que se prépare une concertation sur le projet de mobilité 2025- 2030 autour de la troisième ligne de métro dite Toulouse Aérospace Express (TAE). Cette ligne passerait au nord et à l’est du centre ville de la future gare de Labège à la gare de Colomiers en passant par Airbus.  Dix lignes de bus prioritaires dites LINEO s’insérant dans le trafic automobile desservirait le reste de l’agglomération. Ce projet mobilité vaudrait comme Plan de Déplacement Urbain, c’est à dire qu’au delà de la réalisation du métro TAE, il traite de toutes les mobilités sur l’agglomération.

Le métro ou le consensus par la facilité

Pour les experts en mobilité qui étudient l’adéquation entre densité de population et mode de transport. l’agglomération de Toulouse est trop étalée et pas assez peuplée pour un mode de transport aussi onéreux qu’un métro enterré.
Alors pourquoi le consensus médiatique et politique est-il tel autour du métro que tous les partis en redemandent, les uns en prolongeant la ligne B, les autres en doublant la ligne A et enfin l’actuelle majorité a en partie gagné les élections sur la promesse d’une troisième ligne de métro.
C’est que contrairement aux experts qui voient les effets à moyen terme, une grande partie des toulousain-es pense qu’avec un métro enterré, on circule mieux en voiture. Et de nombreux candidat-es aux élections ne veulent pas perdre des voix en s’encombrant de la difficile réalité : l’amélioration des déplacements passe par des transports en commun en surface, et donc forcément en diminuant la place de la voiture.
L’argument contre les tramways, les bus et les voies cyclables est facile : « Si on enlève quelques voies de stationnement ou de circulation par ci ou par là, on ne pourra plus se garer, ni circuler ». Bien sûr, on circulera moins en voiture, mais on circulera tous mieux et moins cher. La plupart des agglomérations européennes de taille comparable ayant diminué les embouteillages ne l’ont fait que par des tramways et des bus prenant une partie de la place de la voiture.
C’est enfin parce que les Toulousain-es n’ont pas intégré qu’ici comme ailleurs, l’enjeu des décès générés par la pollution urbaine est du même ordre que les grands enjeux de santé publique : accidents de la route, alcool, drogue, sida. Cela les promoteurs du tout voiture savent bien le dissimuler et les défenseurs de la circulation apaisée ne savent pas bien l’expliquer.

Une perspective d’amélioration reculée à 20 ans

Au fur et à mesure des promesses de l’équipe Moudenc, la 3ème ligne de métro TAE  s’étire sur plus de 26 km. Elle devrait donc coûter de l’ordre de 2,5 milliards d’euros, prendre plus de dix ans pour être réalisée dans son entier et il faudra attendre le remboursement des emprunts d’ici vingt ans pour pouvoir créer les infrastructures complémentaires nécessaires.
Si finalement, les toulousain-es du cœur d’agglomération pourront améliorer leurs conditions de transport dans les dix années qui suivront sa réalisation, ce projet n’offre pas grand chose d’ici là et surtout très peu pour les habitant-es de la première couronne et vraiment rien pour ceux de la deuxième.
Avec le plan mobilité 2025-2030 que nous propose Tisséo, tous les habitant-es de l’agglomération, du centre ou de la périphérie subiraient une augmentation des gaz à effets de serre, la dégradation de la qualité de l’air, de la santé, de la sécurité, la saturation croissante des périphériques et des pénétrantes…
En se focalisant sur une troisième ligne de métro, ce projet offre peu de perspective sérieuse de modification du  mode de déplacement des usager-es des voitures, utilitaires ou camions de livraison dans les vingt ans à venir.

Établir une circulation apaisée dans l’agglomération Toulousaine

Pour échapper à une telle perspective, c’est à l’ensemble des habitant-es de l’agglomération de s’emparer d’une idée simple :
    Établir une circulation apaisée dans l’agglomération Toulousaine    
Les solutions techniques sont connues. Pour une agglomération comme Toulouse, cela passe par un plan train, tram, vélo et piéton ambitieux et de surface à l’échelle de l’aire urbaine à l’exemple des villes d’Amsterdam, Berne,Bologne, Copenhague, Genève, Londres, Strasbourg, etc.
A titre d’exemple, pour un milliard d’euros, Bordeaux réalisera d’ici 2010  trente trois km. de tramway supplémentaires dont sept km. de tram-train  qui vont s’ajouter aux quarante quatre km. existant avec un objectif de 750 000 voyages par jours à l’horizon 2020 ( à comparer aux 400 000 des lignes A et B actuelles).
Au delà des moyens de transport, cela permettrait de réduire les méfaits de la vitesse, de multiplier des zones 30 dans tous les quartiers, d’instaurer des zones de rencontre, et de supprimer trop de voies qui sont devenues de véritables «routes urbaines » coupant des quartiers en deux.
Avec la baisse de la pollution et du bruit, c’est la perspective d’une agglomération apaisée qui est envisageable, perspective essentielle pour la cohérence sociale des grandes villes du futur.
Financièrement, l’usage des transports en commun est une économie conséquente pour la plupart des ménages.Ce serait un véritable bol d’air financier pour les ménages les plus pauvres.
Cette ambition passe par de grands défis à traiter avec volontarisme:
  • Mobiliser les citoyens afin que ce soit eux qui portent et pèsent sur les pouvoirs publics, pour un projet de déplacements global apaisé qui améliorera le quotidien des quartiers sans contraindre, bien au contraire, la liberté de se déplacer
  • Construire un pacte avec la région et la SNCF pour bâtir un réseau de RER desservant l’agglomération, unique moyen rapide de répondre aux besoins des toulousain-es travaillant ou résident loin du centre.
  • Dépasser les clivages entre les intercommunalités (la Métropole, le Sicoval et le Muretain), obstacles majeurs à tout projet d’agglomération, clivage qui n’est explicable que par des égoïsmes politiciens tous bords confondus, inacceptables et inacceptés comme on peut le constater dans les urnes un peu plus à chaque consultation.

Voir aussi:

Ou en sont les déplacements urbains de la métropole?

PDU: une concertation déconcertante

CASA NOVA propose un « projet Manhattan » toulousain autour de la mobilité

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Kiosques allées Roosevelt: apologie du pastiche ou appel à la création ?

Toulouse est en émoi : la Mairie a laissé entendre que les huit kiosques des allées Roosevelt pourraient être supprimés !

En cette période où l’on ne sait plus trop où est la gauche et où est la droite et à quelles valeurs se référer on s’accroche à une des dernière valeurs fiables (du moins le croit-on) le patrimoine : touche pas à mes briques, enfin là c’est plutôt à mon béton décoré !
Sauf qu’en l’occurrence les kiosques historiques …ils n’ont que dix ans d’âge !
Et on affirme sans savoir, à l’image d’une journaliste de La Dépêche à courte mémoire qui déclare, espérons le avec bonne foi, que « Réalisés en 1925 par l’architecte alors en vogue sur Toulouse, Jean Montariol, ces kiosques de style Art Déco ne sont pas inscrits à l’inventaire des Monuments Historiques mais ils sont situés dans le périmètre sauvegardé. Autrement dit, il serait impossible de les détruire »
Tout faux, Madame, et nous ne pouvons que vous inviter à relire votre propre article de cette même Dépêche du 17 mai 2005 dans lequel vous expliquiez que « trois kiosques, longtemps installés sur les allées Franklin-Roosevelt, sont depuis une semaine implantés boulevard Carnot. Une décision prise par la ville liée aux travaux de semi-piétonnisation de la place Wilson »
Nos mémoires peuvent aussi se rafraîchir en relisant l’article du même journal du 25 novembre 2005 intitulé « le quartier Wilson va retrouver ses kiosques » ou celui fort intéressant du 27 janvier 2005 qui titrait « la guéguerre des kiosques » et précisait que « depuis que cette place centrale a été réaménagée, les huit kiosques traditionnels ont fait leur retour. Mis aux normes et restaurés dans leur apparence d’époque. » 
Le débat sur les kiosques de Roosevelt n’est donc pas nouveau.
En effet pour effectuer les indispensables travaux de réaménagement de l’espace public liés à l’ouverture de ligne B du métro, le sol des allées Roosevelt fut nivelé et recouvert de granit en 2005.
Or pour refaire le sol, il a fallu enlever les kiosques, et comme ceux-ci sont bâtis en béton et donc non transportables sans dommages, il avait fallu se préoccuper de leur avenir et en premier lieu de leur disparition potentielle.
Ces kiosques n’étaient pas protégés au titre de monument historique; en revanche ils étaient et sont encore installés sur des allées qui elles sont bien inscrites à l’inventaire de Monuments Historiques. Et à ce titre tout ce qui est édifié ou supprimé sur leur sol n’échappe pas à l’avis conforme des Architectes des Bâtiments de France, qui furent bien sûr à l’époque consultés sur le sujet. Leur avis conforme, encore vérifiable, fut sans ambiguïté : pas d’opposition à la suppression des kiosques. 
Donc déjà à cette époque et dans leur état d’origine le caractère patrimonial de ces objets n’était pas reconnu par les gardiens du temple !
La question de leur enlèvement pour réaliser les travaux étant réglée, se posait aussi celle de leur reconstruction avec deux questions essentielles à résoudre :
1- Établir une esplanade apte à recevoir le flux prévu des 80 000 piétons par jour attendus au croisement des deux lignes de métro.
2- Édifier des kiosques aptes à répondre aux activités de leurs occupant-es au regard des normes d’hygiène et de sécurité, du règlement d’occupation du domaine public et des besoins des exploitants 
S’il paraissait utile de garder une animation commerciale sur l’esplanade, il était déjà évident que les petits kiosques carrés façon début 20ème, n’étaient plus dimensionnés pour les activités du 21ème siècle et qu’en lieu et place de huit petits objets non fonctionnels, deux ou quatre éléments plus grands auraient été plus appropriés. Les Bâtiments de France n’étaient pas opposés à cette idée sous réserve qu ‘ils soient de bonne qualité architecturale.
Mais alors que nous étions à deux ans d’élections municipales il fut décidé par Jean Luc Moudenc et Jean Jacques Bolzan, de restituer un fac-similé des anciens kiosques : et ceux que nous voyons aujourd’hui ne sont qu’une restitution des anciens kiosques « néo art déco ».201603291898-full
Ainsi fut fait, au grand dam des spécialistes des Affaires Culturelles qui sont toujours opposés aux restitutions à l’identique d’éléments anciens afin notamment d’éviter toute ambiguïté pouvant créer de la confusion dans l’esprit du public. Ce que nous vivons leur donne raison puisque dix  ans après presque tout le monde est convaincu qu’il s’agit bien de kiosques anciens. 
Facétie de l’histoire, Jean Luc Moudenc et son acolyte Jean-Jacques Bolzan, les acteurs de l’époque, d’abord battus aux élections, puis maintenant réélus sont rattrapés par la réalité  ancienne encore aggravée dix ans plus tard:
 1- D’une part  la fréquentation du métro  sera en augmentation du fait de l’allongement prochain des quais de la ligne A, amenant 100 000 personnes par jour sur cette cette esplanade.
 2- D’autre part les kiosques à l’ancienne étant trop petits, ils dysfonctionnent et chacun peut ou a pu constater que l’écailler a entouré son kiosque d’éléments en acier inox aussi massifs que disgracieux, que le marchand de journaux avait apposé un coffre en bois contre le sien pour ranger ses journaux, que le fleuriste étalait ses fleurs bien au delà d’une emprise raisonnable, que les velléités d’installation d’Octave le marchand de glace ont fondu comme neige (glace ?) au soleil face aux exigences réglementaires et aux normes d’hygiène en vigueur, etc …kiosques
Les pouvoirs publics ont de plus en plus de difficulté à accepter la situation illégale générée par les adjonctions diverses autour des kiosques qui perdurent la nuit et fleurissent le jour. Illégales car le règlement municipal d’occupation du domaine public impose de tout ranger chaque soir à l’intérieur des kiosques (et des magasins), chose impossible vu l’exiguïté des kiosques . Par ailleurs la Mairie ne sévit pas car c’est aussi elle qui en tant que propriétaire, et en toute connaissance de cause, établit les contrat de location et en perçoit les dividendes : cette situation schizophrénique n’est supportable que grâce à la segmentation des services, au fractionnement des délégations et à la dilution des responsabilités.
Alors face à une disparition annoncée des vrais faux kiosques, Casa Nova ne hurlera pas avec les loups d’opposition qui font étalage d’ignorance, de clientélisme et d’irresponsabilité (faites votre choix) en demandant leur maintien.
Casa Nova ne fera pas non plus l’apologie de l’équipe en place, qui est seule responsable de cette situation pour avoir fait preuve il y a une décennie d’un conservatisme qui se retourne contre elle aujourd’hui. 

Casa Nova reste critique mais responsable et propose :

D’une part de faire disparaître ces faux kiosques anciens,
qui dysfonctionnent car ils sont trop petits, obsolètes et de moins en moins adaptés aux besoins des usager-es de l’esplanade (1).
D’autre part de reconstruire deux ou quatre beaux kiosques fonctionnels,
de facture contemporaine (2), amovibles pour pouvoir être déplacés sans dommages, et aptes à recevoir en toute légalité et sécurité les activités utiles pour l’animation  d’une esplanade ou se croiseront 100 000 personnes chaque jour. 
Ceci permettrait de reloger tout ou partie des commerces  installés dans les kiosques actuels, et dont le sort préoccupe aussi Casa Nova.
Un des nouveaux kiosque pourrait aussi être utilisé comme « kiosque des initiatives » pour des personnes qui lancent leur activité.
Et en attendant le réaménagement des allées Jean Jaurès, ces constructions pourraient préfigurer l’avenir, en étant confiées après consultation à des créateurs contemporains; elles seraient pour nous symboles d’un engagement dans un avenir créatif, en opposition aux « délices de l’imitation » qui ne sont que perversion de l’esprit, crainte de l’avenir et refus de l’appropriation nouvelle d’un domaine public partagé et non segmenté.
(1) Ce qui n’empêche pas d’en conserver dans un lieu approprié les éléments authentiques au titre de la mémoire.
(2)Des éléments de décor des anciens kiosques peuvent  aussi  être inclus dans une composition architecturale contemporaine, comme ce fut fait aux « Bains -Douche » St Cyprien, transformés  en Mairie annexe.

 

LRMP

LRMP : nouvelle région, nouvelles pratiques ?

Implication citoyenne ou technocratie habituelle ?

L’histoire avait bien commencé en juin 2015 avec la création de la plateforme participative le « Projet en commun » qui aboutira au rassemblement « Nouveau Monde en Commun » (NMeC) :
-C’était pour les premières élections de la Région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées.
   -C’était pour faire primer les idées sur la tactique, « le » politique sur « la » politique, les contenus sur les personnes.
-C’était aussi pour créer une alliance des forces de gauche, pour dépasser les clivages traditionnels.
-Bref c’était pour faire de la politique autrement, et pas qu’en le disant.
Ils et elles étaient arrivé-es à quelque chose d’intéressant en commençant à établir un programme en commun issu d’une consultation d’idées par forum internet qui avait permis sur des contenus d’aboutir à une alliance qui regroupait  Front de gauche, Europe écologie les Verts, Nouvelle gauche socialiste, Partit occitan, des membres de Nouvelle Donne et plusieurs personnes non-membres d’organisations politiques. 
Pas sûr qu’ils/elles seraient arrivé-es à rallier tous ce monde si ils et elles avaient commencé par discuter des personnes!

Et d’ailleurs la suite l’a prouvé, établir des listes était un peu plus conflictuel que s’accorder sur des idées : mais l’accord sur les idées étant établi,  les égo. ont du plier .

Les résultats du premier tour ont généré une négociation au second tour qui était bien moins naturelle puisque, étant convenu que se maintenir comportait un risque majeur de livrer la région à l’extrême droite, il fallait s’allier avec un PS qui a la fâcheuse habitude de trahir ses alliés dès qu’il est au pouvoir, et de mener des politiques de droite quand il est au gouvernement.
Par ailleurs le temps dont ils et elles disposaient ne permettant pas une consultation démocratique ce fut à l’issue de tractations autocratiques que la liste de fusion s’établit, avec les inévitables sacrifices inexplicables ou inexpliqués.

Et nous voilà avec une coalition PS/NMeC élue :

On peut craindre le pire tant le PS nous a habitués aussi bien nationalement que localement à maltraiter ses alliés.

Toutefois l’arithmétique laisse entrevoir un mandat plus équilibré. Le PS compte 49 élu-es, le PRG en compte 17 et le groupe NMeC regroupe 27 élu-es. La minorité compte quant à elle 65 élu-es (25 pour la droite et 40 pour le FN). La majorité se joue donc à un fil (66 contre 65)…les votes du groupe NMeC vont donc compter et le vote du budget dès le mois de mai sera un bon indicateur.

En matière de refonte des pratiques politiques, Gérard Onesta (tête de liste NMeC) a institué le bureau de l’Assemblée.

Ce bureau a pour objectif de mieux organiser les conditions de pratiques politiques novatrices en internes (rôle des commissions sectorielles, droit d’amendement, etc) et en externe.

 Mais Casa Nova sait que seule une implication permanente des citoyen-nes incite ou contraint les élu-es à mettre en œuvre leurs promesses et leurs convictions.
Casa Nova sait aussi que ce n’est pas parce que l’on donne la parole aux citoyen-nes qu’ils la prennent automatiquement tant le consumérisme a tout gangrené dans nos sociétés.Et  les consultations n’échappent pas non plus aux logiques du « Pas chez moi, chez l’autre » et à l’individualisme primaire.

C’est dans cet état d’esprit que nous nous exprimons à l’annonce d’un référendum que le Bureau de l’Assemblée serait chargé d’organiser pour trouver un nom à la Région.

L’outil référendum peut être un excellent mode de consultation démocratique. Mais les moyens qu’il faut mettre en œuvre pour le mobiliser sont tels que l’on ne peut pas systématiser son utilisation sous peine de le galvauder.
Il est donc permis de se demander au vu des enjeux à venir si un référendum pour choisir le nom de la région est pertinent ?
Notons d’abord que ce type de consultation a déjà eu lieu notamment dans les presses locales et qu’il apparaît à l’évidence que si des tendances majoritaires se dessinent autour du concept occitan, il n’y aura pas unanimité sur une dénomination précise et au final un choix devra être assumé par l’exécutif. Le timing est par contre lui contraint par la loi et les Régions doivent délibérer avant fin juin sur leur nouveau nom. Ensuite, cette délibération est soumise au Conseil d’État.
La pertinence se pose aussi dans le risque de parasiter d’autres consultations citoyennes qui semblent plus importantes dans ce début de mandat.
Il y a des sujets majeurs qui auront et qui ont déjà une incidence sur notre vie quotidienne et qui méritent consultation pour pouvoir mettre en œuvre des mesures fortes promises et indispensables telles qu’un  « plan rail » ou une « transition énergétique ».
Pour illustrer concrètement le propos, l’abandon d’une ligne ferroviaire comme Montrejeau/Luchon affecte quotidiennement les conditions de vie d’une partie de la population du Comminges.
Le choix entre le TGV et la LGV qui pose toujours question, pèsera aussi lourdement et à hauteur de plusieurs milliards d’euros notamment sur les finances de la Région.
A Montpellier, la construction de la Gare de la Mogère en zone inondable, éloignée du centre ville et alors que la Gare Saint Roch a été récemment rénovée pose aussi de nombreuses questions.
Nous avons entendu lors de l’entre deux tours l’annonce d’États Généraux du Rail pour cette année. Espérons que ces États généraux seront pleinement participatifs et que la collectivité en fera un moment fort.
La Région doit aussi élaborer des schémas sur le plan de l’aménagement du territoire, du développement durable, de l’économie.
Là aussi il est fondamental de sortir d’une élaboration technocratique et d’impliquer les citoyens.

Casa Nova n’insistera pas plus mais le constat est clair : nous voulons participer à l’élaboration des grands axes de la politique régionale.

Les moyens nécessaires à  une participation citoyenne doivent être prioritairement mobilisés pour l’élaboration du « Plan rail » et des divers schémas, avant d’être consacrés au choix du nom de la Région. 

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Ou en sont les déplacements urbains de la métropole?

Déplacements urbains: renoncements immédiats et projets lointains.

En matière de gestion des affaires, le risque de clientélisme n’est jamais absent, tout particulièrement lorsqu’il s’agit de politique de transport où les enjeux financiers sont rapidement colossaux. Pourtant, Casa Nova souhaite attirer l’attention sur un autre révélateur de la politique menée par Jean-Luc Moudenc : absence de concertation, refus du dialogue, passage en force,la nouvelle équipe municipale ne fait pas semblant de chercher à convaincre. Chaque projet s’impose en faveur des siens et déblaie ceux qui s’opposent.
Casa Nova ne se veut pas sectaire, et n’hésite pas à reconnaître les aspects positifs de certaines décisions du Maire et de sa majorité comme par exemple la prolongation des horaires de soir avec une mention pour le calibrage des stations de la ligne A à 52m.
Passons même sur la façon dont il a du gérer l’habituel conflit social de début de mandat. Ce n’est pas tant le refus de toutes les revendications qui surprend de la part de l’équipe Moudenc ; c’est la stratégie, vieille comme celle des maîtres de forges, de pourrir et diviser les syndicats, les salariés, dont une partie est en plein repli sur des revendications sécuritaires. L’atmosphère est délétère

Métro, troisième ligne : ou en est on?

Mais venons-en au morceau de choix que nous évoquions il y a un an déjà : les renoncements du PDU (plan de déplacements urbains) pour financer la fameuse « troisième ligne », l’ami imaginaire de la campagne de Moudenc, ce projet qui a servi à justifier toutes les augmentations d’impôts ou les contrats avec le privé.
De nombreuses questions se posent :

Pour quand ? Avec quel(s) financement(s) et en particulier quelle part pour le privé ? Jusqu’où ? Par où? Pendant longtemps nous sommes restés dans le flou.Le Maire a fait croire un temps que cela irait jusqu’à l’Aéroport, et au-delà vers Colomiers, voire jusqu’à en Jacca.Ainsi il divisait  les socialistes, et il achetait la Dépêche.

En soi, Casa Nova reconnaît que la zone nord-ouest de la ville et l’aérospatiale sont mal desservies. Mais malheureusement, sur ce dossier la cohérence ne l’emporte pas.
Et quand le masque finit par tomber, les désillusions arrivent. Pas de terminus à Colomiers centre (nous nous en doutions ça ne vote pas pour le camp politique de Monsieur Moudenc), pas non plus de desserte directe de l’aéroport (le lobby pétrolier ou celui des taxi ou celui des parkings reste fort). Quelle cohérence à moyen/long terme alors que l’évolution de la fréquentation de l’aéroport doit le transformer en hub équivalent à 80 % de la fréquentation d’Orly (sans les mêmes dessertes en transport en commun, notamment)

Des nouvelles du Plan de Déplacement Urbain ?

En revanche, le nouveau PDU renverse des choix du précédent selon les clivages politiciens habituels.
Ce projet s’imagine au prix de la fin du tramway (mais qui reste cependant qu’on le veuille ou non bien présent et non abouti ) et des lignes en site propre, chichement remplacés par l’apposition du logo Lineo sur les lignes de bus un peu améliorées, là où des sites propres auraient restructuré l’espace urbain et maillé un réseau à l’échelle de l’agglomération.
Joan Busquets en faisait notamment un des points majeurs de la requalification du centre ville, avec un circulaire sur les boulevards visant à donner de la lisibilité à un tracé de transport en commun (TC) incompréhensible : hélas le Lineo vire au Toulousanéo avec un invraisemblable tracé en araignée, l’abandon des indispensables dessertes circulaires et une priorité à la voiture sur le TC à chaque point de conflit … 

Abandonner le prolongement de la ligne B ?

Et surtout, cela se fait au prix de l’abandon du projet de prolongation de la ligne B du métro (PLB)  jusqu’à la technopole/gare de Labège Innopole (le métro ne dessert pour le moment ni le Bikini ni Diagora). Le président de Tisséo, Jean-Michel Lattes, indiquait en début de mandat, que ce projet, voté, se ferait. Son enquête d’utilité publique a vu plus de 4500 avis positifs. Mais non. La nouvelle équipe de Toulouse défait le projet de celle du Sicoval. Curieuse conception de la démocratie et de la coopération entre les collectivités de l’agglomération.
Retardé par la traditionnelle querelle entre Toulouse et le Conseil Général (que l’alternance politique n’a pas apaisée) pour savoir qui payerait la dette de Tisseo, le projet est pourtant bouclé. Le plan de financement est finalisé comme nous l’indiquions déjà en février 2015 (Sicoval : 141 M €,  Tisséo : 141 M€, Conseil départemental : 80 M€) et l’arrêter, ce serait perdre les 20,5 millions d’€ de subvention de l’Etat.  Les études préalables déjà réalisées seraient transformées en argent passé par les fenêtres.
Rappelons encore que cela ferait aussi perdre des années de desserte du sud est toulousain, et menacerait le maintien et le développement du second pôle industriel et de recherche toulousain (35 000 employés à terme).
Mais… priorité aux miens, le Maire de Toulouse veut avant tout une ligne de métro de Montaudran à Matabiau qui passe par les quartiers les plus Moudenquiens de Toulouse (car comme chacun sait, le métro c’est de droite et le tramway de « gôche »).
Et pour cela on confisque les millions du Prolongement de la Ligne B.
La vengeance se mange froide : Moudenc plusieurs fois battu comme conseiller général ou député à Ramonville avait déjà compromis un site propre dans la commune de Cohen. Rancune pour le Sicoval qui avait fait échouer la privatisation de Tisseo ? Rivalité avec le nouveau conseil général (qui lui a échappé) et qui soutient la PLB ? Le Sicoval n’aura pas de ligne. Sauf, si vous êtes sages, à la rigueur, chantage à la prolongation depuis Montaudran, dans plus de vingt ans, sans desservir le parc technologique du canal, un petit bout. Vous avez le choix entre ça et rien. Violence de la façon de faire. Égoïsme territorial. Refus de la négociation. Bref l’incarnation de la politique à l’ancienne que les citoyens et citoyennes rejettent un peu plus à chaque élection.
Une telle décision s’explique aussi par l’invraisemblable et pas vraiment loyale « guéguerre »  entre les zones d’activités de Montaudran et de Labège avec entre autres la prise en otage de la « startup » toulousaine Sigfox, pionnière des technologies permettant aux objets connectés de dialoguer entre eux  et qui a déjà levé plus de 100 millions d’euros destinés notamment à financer son expansion vers les Etats Unis.

Quand la tactique électoraliste obère l’avenir de la Métropole.

Ces concurrences partisanes ne sont pas à la hauteur des enjeux, et la culture du blocage qui prévaut relève d’une stratégie « perdant/perdant » dont les citoyens et citoyennes font les frais.
Ce projet pharaonique qui  ne se fera de toute façon qu’à long terme, fait en ce moment prendre un retard considérable à notre agglomération en focalisant tout le financement sur le « péri-centre-ville » et en servant la tactique clientéliste d’un Jean-Luc Moudenc : en faire le moins possible et ne pas « emmerder » les automobilistes ! Nous pouvons même aisément imaginer que le Maire de Toulouse et son équipe font le « choix » de la 3ème ligne de métro pour d’ores et déjà orienter les débats de la prochaine élection municipale : pour ou contre le Métro ? En effet, le lancement des travaux n’aura pas lieu avant 2020.

Un téléporté pour Toulouse?

Pour Casa Nova, la priorité pourrait être l’autre projet : la liaison qui joindra Rangueil à l’Oncopôle par téléphérique en se poursuivant au delà vers Basso Cambo. 
Il y a des doutes sur cette ligne, en raison du nombre limité de voyageurs par jour que la forme « téléphérique » impose.
Cependant, il faut le reconnaître, le projet est utile à la ville, et n’ignore cette fois aucun des quartiers, reliant les espaces universitaires et hospitaliers entre eux avec des quartiers populaires. Il est dommage que, pour le moment cette idée qui avait aussi été portée par la municipalité précédente, ne serve surtout que de miroir aux alouettes ( » Vous voyez bien qu’on ne s’occupe pas que de la troisième ligne ».)

Casa Nova propose:

Ou plutôt Casa Nova répète son article de mars 2015 tant l’enjeu lui parait important
Car pour nous, les enjeux de transport en commun sont majeurs et les alternances politiques ne favorisent pas l’établissement et la mise en œuvre du PDU si chacun par pur calcul électoraliste déconstruit ce qui est prévu et budgété.
Mais le retard est tel qu’il faut réaliser ce qui peut  l’être à savoir le Prolongement de la Ligne B et la ligne téléportée Montaudran – Basso Cambo. 
Nous aurions là des éléments constitutifs du nouveau Plan de Déplacements Urbains qui doit insister aussi sur le retour à une trame urbaine autour du transport en commun visible dans l’espace urbain et l’amélioration des politiques de multimodalité vélo/voiture partagée/SNCF-TER/réseauTisseo. Une politique tarifaire incitative et une vision différente des rythmes de la ville pour éviter ces « heures de pointe » doivent accompagner les choix structurels (voir notre article sur la ville à mille temps).
Casa Nova prend en compte la troisième ligne pour ce qu’elle est, un projet de long terme excessivement cher,et qui doit favoriser avant tout le lien Aerospaciale/Matabiau.
Casa Nova demande à Monsieur Lattes en tant que Président de Tisséo et garant d’une réflexion à l’échelle de l’agglomération, de faire ce qu’il peut pour que cette solution «ambitieuse et de bon sens» soit admise par Jean-Luc Moudenc, le Maire Toulouso-centré. Ce qui semble hélas aussi probable qu’un maintien du Toulouse Footbal Club en première division
(voir aussi  nos publications antérieures référencées sur ce lien: http://casa-nova-toulousemetropole.fr/pdu-une-concertation-deconcertante/
rambla

Ou de l’inculture à « l’escroquerie intellectuelle »

Des « ramblas » à Jean Jaurès: de l’inculture à « l’escroquerie intellectuelle » 

Une fois de plus à Toulouse on parle de transformer les allées Jean Jaurès en ramblas « selon le célèbre modèle barcelonais », et cette fois c’est le Maire-Président de Toulouse Métropole lui-même qui l’annonce lors de la cérémonie des vœux à la presse.
 
Cette annonce d’aménagement des allées faisait partie des propositions récurrentes des candidats aux élections municipales, révélant chaque fois l’inculture, l’ignorance ou les velléités de manipulation de ceux qui reprenaient les analogies d’urbanistes en mal d’imagination.
 
Jean-Luc Moudenc n’avait pas repris cette idée dans ses propositions pour le mandat 2014-2020, d’aucuns lui ayant sûrement soufflé que c’était une idée de « gôche », comme le tramway !
Mais faisant primer l’opportunisme sur les convictions le Maire-Président vient de se laisser aller à cette annonce qui le fait entre autres rejoindre le club des ignorants ou des manipulateurs.
 

Les ramblas qu’est ce que c’est ?

Le débat sur des Ramblas à Jean Jaurès est, à tort, réduit au fait de placer une promenade piétonne au centre de l’avenue ou sur les côtés, comme si « faire le paseo », (caractéristique Ibère transposée à Toulouse au même titre que les tapas) ne se faisait pas aussi bien au milieu que sur les côtés.
Et laisser croire que se balader au milieu des allées Jean Jaurès serait plus favorable à l’animation recherchée que de se promener le long des façades est une escroquerie architecturale et urbanistique.
 
L’identité  des « ramblas » va bien au-delà du passage latéral des véhicules à moteur et elles se différencient des allées Jean Jaurès par bien d’autres caractéristiques  :
Les ramblas font 35 m de large et près de 2 km de long /Les allées Jean Jaurès font 60m de large et 600 m de long.
Les ramblas ne sont pas composées selon une perspective et sont divisées en secteurs non rectilignes ayant chacun des caractéristiques singulières/Les allées Jean Jaurès sont parfaitement rectilignes et composent une des perspectives majeures de Toulouse depuis la place Wilson jusqu’à Jolimont, en dépit du « M » de la médiathèque posé à Marengo.
La circulation automobile latérale le long des « ramblas » est anecdotique et limitée à une desserte essentiellement riveraine, submergée par le flux piéton, laissant l’impression d’une grande largeur d’avenue et donnant envie de flâner le long des 2 km d’une succession d’esplanades animées.
Sur les allées Jean Jaurès, c’est le moteur à explosion qui domine avec 6 voies de circulation auxquelles il faut ajouter les 4 linéaires bitumés des contre allées et des stationnement  à tel point que les 60 mètres de la plus large percée du centre-ville Toulousain paraissent étriqués faisant du piéton un être incongru et minoritaire qui préfère flâner ailleurs en ville, comme rue d’Alsace qui reste encore, en dépit de l’absence de terrasses de café, l’endroit où l’on « fait le paseo » c’est-à-dire où l’on flâne, ou l’on se rencontre et aussi où l’on se montre. 
 
On voit donc que l’enjeu de l’animation des allées Jean Jaurès ne se situe aucunement dans la position de la promenade piétonne mais bien d’une part dans la réduction drastique du trafic routier, et d’autre part dans l’introduction d’animations culturelles,commerciales et conviviales qui ne pourront certainement pas ressembler à ce qui se passe sur les « ramblas » du fait des différences morphologiques et historiques et culturelles que nous venons d’évoquer. 

Qu’en pense Joan Busquets?

Voyons comment le maître catalan Joan Busquets, prestataire de la Mairie, contorsionne son vocabulaire pour à la fois ne pas désobliger ses clients toulousains mais aussi ne pas faire fi de la spécificité Barcelonaise :
« La rambla est une rue aux lignes naturelles, parfois tournée vers la montagne. Ce n’est pas exactement le cas des allées Jean-Jaurès, même s’il y a, en haut, la colline de Jolimont. Chez nous, à Barcelone, la rambla de la vieille ville est un espace large, dans le centre-ville, où il se passe beaucoup de choses. C’est un endroit pittoresque, sur plus de 2 kilomètres avec des kiosques de fleurs et des oiseaux, des artistes de rue, des fêtes. La rambla est très fréquentée par les touristes. Les Catalans vont plutôt à la rambla de Catalogne, dans la partie haute, moderne, bordée de boutiques. 
En principe les ramblas existent parce qu’il y a eu des raisons historiquement. Mais un tel dispositif peut être recréé. Les allées Jean-Jaurès ont eu autrefois une allure de promenade, si l’on en juge par les anciennes cartes postales. Aujourd’hui, on y mettra d’autres espèces d’arbres, les éclairages aussi seront différents, on y fera peut-être du jogging. C’est une version des ramblas actualisée. 60 mètres de large c’est énorme, cela offre beaucoup de possibilités. »
Autrement dit moins diplomatiquement, on ne peut pas transposer les « ramblas »de Barcelone aux allées Jean Jaurès, il faut inventer autre chose !

Que cache le rideau de fumée des ramblas?

Mais alors pourquoi agiter cette image des ramblas et ce faux débat de la circulation piétonne centrale ou latérale, à laquelle Joan Busquets ne fait même pas allusion ?
Peut-être pour créer un rideau de fumée qui masquerait autre chose, pour que le débat public se déporte sur un non sujet afin de garder les vrais débats entre initiés.
Car derrière l’enfumage du pseudo débat sur les ramblas se dessine le creusement d’un parking sous la pression et pour l’intérêt des majors des Travaux Publics qui construisent et gèrent les parcs de stationnement en l’occurrence pour Toulouse Vinci (devenue INDIGO comme pour faire oublier qu’elle détient déjà une position dominante dans la gestion des Parkings normalement « municipaux » du centre ville).
Car comme l’explique Régis Godec élu d’opposition point n’est besoin de parking à Jean Jaurès :
 « Le 17 décembre dernier, en Conseil Métropolitain, Pierre Trautmann était interrogé… au sujet de ce nouveau parking…il a admis que la fréquentation actuelle du Parking Jean Jaurès (en baisse de près de 2 % en 2014) ne réclamait pas de création de places supplémentaires,et qu’en l’état ce projet n’était pas nécessaire. Pierre Trautmann a lié la création de cette infrastructure au projet de développement de la gare et aannoncé que ce parking serait sollicité par les voyageurs. Une annonce qui peut surprendre quand on sait qu’il y a près d’un kilomètre de distance et qu’un parking public est situé à Marengo (à 200 m de la gare), sous la médiathèque José Cabanis, et qu’il est loin d’être saturé. »
 
L’aménagement de surface (en ramblas ou en autre chose …) n’est donc qu’un prétexte à justifier le creusement d’un parking  et on comprend qu’il est préférable de porter le débat sur la promenade centrale ou latérale que sur d’autres sujets comme la possibilité de nouvelles plantations.

Ou planter des arbres sur les allées Jean Jaurès ?

Chacun s’accorde sur la nécessité d’arborer ces allées, les uns par nostalgie des anciennes cartes postales, d’autres par la prise en compte de la largeur du futur espace car un glacis minéral de 60m de large serait dur à avaler même avec quelques kiosques d’animation.
L’observation de l’aspect étriqué des petits acacias qui vivotent en partie basse des allées coincés entre parking sous terrain, métro, réseaux et sous sol des immeubles, et dont la confrontation avec les majestueux platanes des boulevards et du canal ne fait qu’accentuer la disproportion laisse penser que la partie haute des allées Jean Jaurès devrait être abondamment plantée de sujets à haute tige pour compenser la mièvrerie des arbustes du bas… 
Las le creusement d’un parking supplémentaire sonnera le glas de cette option,même si on nous dira que l’on peut planter des arbres de haute tige dans des grands pots ce qui est faux(1)
Les arbres éventuels seront comme en partie basse rejetés latéralement laissant la partie centrale, celle que l’on veut nous vendre comme le futur lieu de convivialité glabre de toute plantation à haute tige.
Et comme latéralement on aura le bitume nécessaire aux bagnoles et aux bus, Casa Nova s’interroge sur l’aspect et la réussite des « ramblas »de Jean Jaurès vues par Monsieur Moudenc ou plutôt par Indigo Vinci qui vient d’être désigné pour gérer le parc de stationnement de Toulouse et construire le futur parking Jean Jaurès. 
Mais si les allées Jean Jaurès, aujourd’hui désertées des flâneurs méritent d’être transformées en lieu agréable et vivant, cela ne se décrète pas: l‘appropriation d’un lieu par les gens ne se vote pas en Conseil Métropolitain.
Les ramblas ne sont pas un fait urbain mais un fait social et culturel: on y vend et on y achète, on s’y montre, on s’y perd, on se marche sur les pieds, on s’y promène car les autres le font aussi, car une offre y invite et y incite (artistes de rue, commerces, restauration…)
Casa Nova est favorable à l’augmentation de la surface des voies piétonnes et cyclables, à la végétalisation des allées et à l’implantation de petits commerces d’animation et d’échange ainsi que d’artistes de rue, comme sur les ramblas de Barcelone (qui participe de cette attractivité, en plus de la marginalisation des voitures). Cela peut se faire avec une esplanade centrale, comme sur les ramblas et dans le projet de la majorité, avec deux voies de circulation routière en sens inverses de chaque côté. Familles, les aînés et plus jeunes devront y trouver des endroits pour s’asseoir, se rencontrer, se montrer,s’abriter, divaguer et jouer. 
 (1) Un arbre en pot peut vivre longtemps à condition de tailler périodiquement les racines qui envahissent le pot et étouffent l’arbre: ce qui est possible pour un bonsaï de quelques kilos est impossible pour des arbres de plusieurs tonnes.  
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« Toulouse fraternelle », selon Jean Luc Moudenc

Ou comment bafouer l’art du Zen …

Pour la nouvelle année, Monsieur le Maire nous souhaite une « Toulouse fraternelle ».
Au détour d’une promenade le long de notre beau canal du Midi, nous avons pourtant constaté un aménagement, manifestement destiné à empêcher ceux qui n’ont pas de toit à choisir un pont comme maigre substitut.62537_466545630204488_5446713460678798305_n
La météo de décembre ayant décidé de donner une preuve du réchauffement climatique, Casa Nova se promenait à pied à travers le Jardin Compans, puis le long du canal du midi dans une de ses parties les plus urbaines : le boulevard Matabiau.
Le boulevard étant bardé de deux à trois voies de circulation, il fallait se réfugier dès que possible sur les étroits cheminements « doux » qui s’immiscent tant bien que mal entre berges abruptes et voies de circulation automobile.
Parfois, le cheminement « doux » s’interrompt au passage d’un pont, d’une passerelle ou lors d’un croisement, et le marcheur réalise son incongruité dans un univers motorisé : il fait l’expérience de la nudité du piéton ou du cycliste dans un espace « pétrolisé ».
Sous ces passerelles (celle-ci permet de passer du boulevard de l’Embouchure au boulevard de la Matabiau au niveau du quartier des Chalets), des aménagements sont réalisés afin d’éviter au promeneur de côtoyer de trop près les voitures : le cheminement passe sous le pont.
Hélas ce qui partait là d’une bonne intention s’entachait d’un lapsus constructif, aussi révélateur qu’un lapsus locutif dans un aimable discours.
Avec ses tas de cailloux soigneusement disposés et bétonnés de part et d’autre d’un cheminement goudronné, la Mairie de Toulouse ne se contente malheureusement pas d’insulter l’art du jardin Zen ; elle démontre aussi, à nouveau, sa volonté de « stériliser » l’espace public.P3
Car ce lapsus dévoile certes une volonté d’exclusion, mais aussi une inculture, un goût  lamentable, et une incapacité à mobiliser les compétences des agents de la métropole.
Volonté d’exclusion, car chacun sent bien qu’ici, à proximité des quartiers centraux de la Ville (en l’occurrence le huppé quartier des Chalets) le promeneur, bien que minoritaire, ne doit pas pour autant être inquiété par la présence de marginaux ou de sans abris. Le problème est ainsi résolu par un aménagement répulsif qui chasse ces derniers vers d’autres lieux « moins bien habités ».
Inculture et goût douteux, car au delà de l’aspect répulsif de l’aménagement (parfaitement réussi de ce point de vue) la réalisation n’en reste pas moins indigente avec un fond de toupie de béton grossier étalé sommairement et dans lequel ont été plantés  n’importe comment des gros cailloux pointus disgracieux, le tout en bordure du Canal du Midi, patrimoine mondial de l’UNESCO et site classé (pas sûr que l’on ait pensé à demander son avis à l’Architecte des Bâtiments de France). 
Certes, l’endroit n’est pas le plus bucolique de l’œuvre de Riquet, mais dans un site classé, les efforts d’aménagement devraient porter plus sur sa requalification que sur sa dégradation. Et à vouloir créer un endroit inhospitalier, une plantation de pyracanthas (de jolis arbustes buissonnants, mais qui piquent) eut aussi bien fait l’affaire, car pour aussi critiquable que soit un aménagement exclusif, on aurait au moins évité la provocation.
Tout cela a échappé au chef d’équipe des cantonniers du secteur à qui on a du passer la commande en urgence, mais peut on lui reprocher de ne pas savoir qu’un espace urbain, aussi ténu qu’il soit, se doit d’être composé ? Et qu’à défaut de l’être, cela saute aux yeux? Et bien là, paf, ça se voit !
 Casa Nova n’est pas exigeante au point de demander le lancement d’un marché de concepteurs ou d’un concours d’architecture pour aménager le dessous d’une passerelle, pas plus que qu’elle ne demande de consulter l’architecte-conseil de la ville sur tous les petits travaux qui se font chaque semaine.
Mais  la qualité d’un paysage urbain n’est pas faite que de la juxtapositions de grands, beaux et rares projets, elle est aussi autant et même bien plus dans la petite architecture ordinaire et les micro aménagements du quotidien : une clôture, une porte de garage, une reprise d’espace public, la requalification d’un bout d’espace vert, un ravalement de façade, etc…autant de petits lieux qui, aimablement composés, participent de la qualité de notre vie quotidienne. A contrario, ces « petits aménagements » peuvent renforcer ou créer un mal-être ambiant lorsqu’ils se limitent à un empilage rustique de fonctionnalités (Voir article sur la place Olivier).
Or, ce suivi du petit quotidien ne peut s’effectuer qu’en interne et visiblement Toulouse Métropole ne mobilise pas ses architectes ou ses paysagistes et les gaspille dans des tâches administratives, étalant ainsi l’inculture des édiles ou de leurs fonctionnaires qui font l’impasse sur la phase de conception en passant directement les commandes aux services chargés de la réalisation et de l’entretien.
On ne peut pas fustiger la fonction publique et en même temps en valoriser les vertus : on la ridiculise donc en l’utilisant à contre emploi pour justifier les privatisations à venir !
Mais les hasards de l’actualité sont sans pitié et un parallèle étonnant peut être fait avec la mise à la location de la salle des Illustres décidée au Conseil Municipal de décembre. Les plus riches pourront se payer les plafonds couverts de fresques de l’Hôtel de ville, pendant que les plus pauvres, ceux qui vivent dehors, ne pourront même plus jouir de l’abri relatif des dessous de ponts.
Car enfin, Messieurs et Mesdames les Maires qui arborent leur catholicisme et leur sens de la charité fraternelle dans le cadre de leur mandat politique et veulent cultiver le folklore de la crèche sur l’espace public, ce n’est pas dans les Mairies qu’il faut installer celle-ci pour être fidèle aux textes religieux, mais bien sous les ponts.C’est aussi sur ce point que se situe notre exigence.
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PDU, une concertation déconcertante…

pdu concertation casa nova toulouse metropoleLa Mairie de Toulouse a décidé de réviser le Plan de Déplacements Urbains (PDU) défini en 2012 pour préparer, nous dit-on, l’horizon 2025-2030 qui verra 500 000 déplacements quotidiens s’ajouter aux 4 millions actuellement recensés sur l’agglomération. Pour cela, le syndicat mixte des transports en commun Tisséo, autorité organisatrice de transport urbain a lancé une « grande » concertation (sur 15 jours…)

Selon Jean-Michel Lattes, 1er adjoint de Jean-Luc Moudenc et président de Tisséo

« Notre démarche est construite sur des principes simples : des projets concrets ; des réalisations ambitieuses mais de proximité ; un maillage global de notre territoire ; une utilisation rationnelle et rigoureuse de nos moyens financiers ; le recours à l’innovation dans le cadre de ce que l’on nomme aujourd’hui la ville intelligente ».

veni vinci parkings casa nova toulouse metropole« Réalisations ambitieuses », « maillage global », ville intelligente » ? Ah oui ? Vraiment ? Allons y voir de plus près ! Pour toutes les personnes désireuses de participer aux réunions publiques qui se tiendront jusqu’au 2 octobre, voici quelques uns des articles produits par CASA NOVA sur le sujet depuis la naissance de notre collectif voilà un peu plus d’un an :

Suppression de la subvention pour l’achat d’un vélo à assistance électrique, annonce de l’ouverture de la liaison multimodale sud-est à la circulation en voiture, augmentation des tarifs Tisséo, réduction du tarif des parkings la nuit

Allons voir de plus près cette deuxième rocade et cette troisième ligne de métro !…

où nous décortiquons la politique des petits cadeaux et des gros sous-sous aux copains de chez Vinci

Une analyse fouillée autour de la fumeuse 3è ligne de métro

Un peu d’histoire sur le pourquoi du comment de Tisséo et un appel que nous formulions déjà en pleine campagne des départementales pour ouvrir la « concertation »

Nos pistes de propositions pour une réflexion et une construction de projet

Pour prendre un peu de hauteur sur ce qu’est l’espace-temps et penser réellement la ville intelligente, focus sur une de nos propositions : créer enfin dans la 4ème ville de France un Bureau des Temps !

 

Ce dossier n’est pas exhaustif de l’ensemble de nos contributions sur le sujet ; pour poursuivre votre lecture sur notre site, visitez nos rubriques Transports-Environnement et Urbanisme-Politique de la Ville !

Et n’hésitez pas à nous rejoindre ou à nous soutenir financièrement pour que nous puissions développer nos actions terrain ! Chacun-e a sa part à prendre dans la co-élaboration d’une citoyenneté informée de contre-pouvoir et de proposition !

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Rentrée municipale de Jean Luc Moudenc «un seul mot d’ordre : réaliser»

Un aveu de rentrée dans le journal local, le Maire de Toulouse ne « réalisait » pas : il était encore sur le petit nuage de satisfaction consécutif à sa victoire sur Pierre Cohen alors que ses colistiers naviguaient sans vergogne ni retenue dans les eaux troubles du sécuritaire, de la stigmatisation et du copinage post électoral.
Mais là il va falloir retourner sur terre, car les toulousains, eux, y sont et  « réalisent » (ou ne vont pas tarder à le faire pour les plus distraits d’entre eux). Continue la lecture

projet trasports

CASA NOVA propose un « projet Manhattan » toulousain autour de la mobilité

En annonçant une troisième ligne de métro à l’horizon de dix ans, stratégie dans laquelle il s’est enfermé tout seul en flattant l’automobiliste forcené, le maire de Toulouse et Président de la Métropole a stérilisé pour longtemps la moindre avancée dans le domaine du transport en commun, et plus largement du report modal. La seule exception notable est l’aérotram. Pour le reste, c’est l’abandon pur et simple.

Notre agglomération reçoit 15.000 habitant-es de plus par an. Déjà engorgée, elle ne peut pas se permettre le luxe d’attendre dix ans, sans certitude d’atteindre ce cap, et en risquant d’importants soucis de financement, puisque les aides de l’Etat étaient conditionnées à des projets qui seraient abandonnés ou reportés.

Casa nova affirme qu’il est possible et souhaitable d’agir tout de suite pour améliorer notre réseau. Ceci signifie de lever de nouvelles recettes, et d’accepter de réduire la part de l’automobile dans les déplacements, ce qui sera inéluctable et anticipe la fin programmée des énergies fossiles. Mais cela demande du courage politique. On ne gère pas une métropole comme l’on gère un chef-lieu de diocèse .

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