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Lecteurs de CASA NOVA, interpellez comme nous votre parlementaire, secouez-le : non à la Loi Macron !

CASA NOVA stigmatise la loi Macron comme une attaque inouïe contre les droits des salariés.
Cela passe par toutes une série de mesures, toutes à la main des marchés financiers et de l’accumulation privée :
- voie ouverte à la généralisation du travail le dimanche qui transformera nos territoires et nos mentalités un peu plus en marchandises,
-remise en cause de la parité prud’homale pour affaiblir les capacités juridiques de défense des salariés,
-fragilisation des locataires en cas de revente au bénéfice de la rente urbaine,
-facilitation des licenciements collectifs qui viendra accélérer le programme de désindustrialisation du pays dont notre ville devient une cible privilégiée depuis qu’elle touche les activités les plus qualifiées,
-vague de privatisations, qui pourrait toucher EDF, soit un bien public fondamental. Et dont Toulouse est le premier lieu d’expérimentation avec la braderie mondialisée de son aéroport.

Cette loi confiée à un solide sherpa bancaire porte en elle l’idée pernicieuse selon laquelle dérèglementer c’est créer. Ce qui dans une société d’inégalités béantes signifie donner plus de pouvoir au plus fort, et exacerber encore les différences sociales, les monopoles qu’on dit vouloir combattre alors qu’on obéit à leurs diktats.

C’est encore, après le pacte de dit compétitivité, qui détourne 40 milliards par an vers la spéculation, après le gel de toute politique économique différente par le traité hollande-merkel, après l’abandon honteux des peuples du sud européen laissés à la brutalité austéritaire, l’esquive de toute réforme bancaire, les saignées sans précédent imposées au service public, le gel des salaires, la hausse injuste de la TVA, et bien d’autres concessions aux caprices de la finance, telle que la collaboration au projet TAFTA, une fuite en avant insupportable dans la direction exigée par les banquiers.
Non contents d’avoir fait rembourser leurs dettes de jeu de 2008 aux peuples, ceux ci veulent maintenant profiter des dégâts pour pousser l’avantage et déblayer toute résistance à la profitabilité imposant ainsi en Europe cette « stratégie du choc » qui a été testée partout ailleurs avec les calamités que l’on sait.

Comment ne pas voir le parallélisme entre la montée des tensions dans notre métropole mondialisée, autrefois si connue pour sa douceur de vivre, aujourd’hui tellement à cran, et la financiarisation du pays qui impose une pression invivable à la population, la divise, la pousse au repli et à la crispation ? Ce n’est pas le manque de caméras qui dégrade l’ambiance urbaine, elle ne fera que la rendre encore plus saumâtre, mais la frustration, les générations sacrifiées qui s’enchaînent depuis trente ans de néolibéralisme, l’exclusion de masse, l’épidémie du précariat, qui se combinent avec des valeurs consuméristes, égoïstes, portées au pinacle, comme les célèbrent la loi macron.

Au même moment nous apprenons que la France a été le pays qui a victorieusement combattu une mesure possible, tangible, pour freiner le délire spéculatif : la taxe tobin. De nouvelles bulles spéculatives sont donc préparées de tous côtés et finiront encore par exploser, dans un emballement qui peut susciter les plus grandes craintes pour notre civilisation.

Comme collectif citoyen, nous demandons donc aux parlementaires de Haute-Garonne, qui peuvent et doivent agir, de bien vouloir nous indiquer leur position sur la loi macron, et comment ils comptent utiliser leurs votes.
Nous en rendrons compte ici, et indiquerons aussi ceux qui refusent de répondre devant cette question fondamentale.
Nous publierons leurs réponses. Nous vous appelons par avance, par votre pouvoir citoyen, à engager personnellement, collectivement, la pression sur ceux qui votent la loi, et le cas échéant à sanctionner autant que possible, par les moyens à votre disposition, tous ceux qui appuieront ce texte scélérat. Un de plus. Encore un de trop.