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Les 20 propositions de CASA NOVA pour une relance progressiste du Département

Au-delà de notre projet général pour le Département 31, nous vous proposons ici 20 mesures ciblées et, nous l’espérons, percutantes. Nous nous concentrons sur des mesures réalisables dans une philosophie de radicalité réaliste (nous ne vous promettrons pas de tripler les logements sociaux ou d’interdire les licenciements en Haute-Garonne…). La radicalité c’est faire face avec sérieux au cynisme gestionnaire en montrant qu’il est possible de procéder autrement. Il est possible d’agir, même dans le contexte d’austérité à combattre (ce qui rend impérieux, justement, certains changements pour se redonner de l’oxygène). Il est possible d’avancer. Il est possible de ne pas en rester à l’expression somnifère de « valeurs ». Il est possible de parler dans ce débat d’autre chose que de la promesse-cliché de l’ « élu de proximité ». Exigeons et exigez des candidat-es le sérieux, l’engagement et le travail que la prétention à l’exercice du pouvoir doit requérir.


Démocratie !

001Créer un conseil économique et social départemental, incluant des habitants tirés au sort, et en faire de même pour les commissions départementales qui doivent intégrer un processus consultatif.

002En finir avec l’opacité de l’institution : droit à l’information effectif via le site internet, politique d’open data.

003Redonner un rôle aux élus dont les délégations sont formelles, inclure l’exécutif dans un fonctionnement collégial.

004Enterrer l’idée du bâtiment forteresse, permettre aux citoyen-nes de se réapprorier leur patrimoine public.

005Examiner les nécessités d’économie face à l’austérité gouvernementale, en passant prioritairement par le recentrage laïque (églises, orgues, édilité politique, enseignement privé).

006Critériser les aides aux communes pour sortir des logiques purement politiciennes d’attribution. Mener un débat de fond sur la nature de ces critères.

007Travailler par schémas réels et non formels, dans la même logique.

Une force tournée vers l’appui à la société et non vers elle-même et sa présidence

008Mener une révolution dans la conception du rôle de l’administration et dans son fonctionnement . Autour des principes d’autonomie, d’initiative , de transversalité en interne. Et en externe autour de la fluidité du partenariat, et du soutien au pouvoir d’agir des acteurs sociaux plutôt que dans les logiques de contrôle formel (examen bureaucratique des dossiers de demande, contrôles formels plutôt que force d’appui, comme par exemple la PMI).

009Simplifier la vie de l’institution, à tous les niveaux, par exemple en raccourcissant les sessions interminables pendant lesquelles tout s’arrête, en déléguant politiquement et administrativement, en travaillant par coordination d’équipes, par objectifs et non par procédures obsédantes.

010Alléger l’armée mexicaine d’encadrement asphyxiante et coûteuse et ses auxiliaires pour redonner plus de force aux missions sociales ardentes. En finir avec la masse salariale placardisée, remettre ces forces au travail dans leurs compétences. Remettre en cause le mini conseil général de St Gaudens, résultat d’un coup de menton politique plutôt que d’une réflexion approfondie.

Décarboner la Haute-Garonne

011Mettre en place un plan climat départemental. Posant par exemple la question du boulevard de la marquette comme aspirateur à voitures sur le centre toulousain. En montrant l’exemple par la mise en place d’un plan de déplacement entreprise du Conseil Départemental.

012Réexaminer les arbitrages budgétaires entre la route et le transport public.

013Négocier un retour dans Tisséo pour créer un effet levier du budget de fonctionnement.

014Exiger la sanctuarisation de la gestion publique des transports en contrepartie.

015Remettre en cause le financement pharaonique du TGV, au bénéfice de la modernisation des lignes, pour retrouver des marges consacrées à un essor du réseau local (lignes express interurbaines, intermodalité, développement autour du réseau métro tram).

016S’engager fortement dans les SCOT, la réflexion autour de l’urbanisme commercial, et dans l’incitation à l’intercommunalité, avec une stratégie de contenance urbaine, pour éviter l’aggravation du désastre périurbain.

Politique sociale : sortir des années 80

017S’engager dans un changement de stratégie de politique sociale, donnant plus large place au développement social local, à la construction de l’autonomie d’action des habitants, en sortant de la culture unique du dossier individuel et de la prestation financière. A cet effet examiner comment retrouver des marges de manœuvre en allégeant par délégation (par exemple aux caisses de sécurité sociale la gestion administrative des aides).

018S’engager dans un rééquilibrage du dispositif d’hébergement des personnes âgées vers le public et l’associatif agréé à l’aide sociale.

019Remettre à plat en priorité le Plan Départemental d’Insertion, laissé à quelques réflexions générales (« favoriser le droit commun ») et à des logiques de contrôle (récupérer les indus).

020Cesser de traiter la politique de la ville comme un stabilo soulignant ce qu’on fait ici alors qu’on le fait ailleurs en droit commun.